Le garde du corps

 
    - “Père, suis-je vraiment obligée de me trimbaler un garde du corps ? Ce n'est pas la première fois que lors des négociations d'une de tes affaires vous receviez des menaces !!” demanda une jeune fille blonde à l'homme assis derrière le bureau en face d'elle.


    - “Lucy, cette fois-ci les menaces sont également dirigées contre toi ! Ils pensent me faire plier en s'en prenant à toi. Alors jusqu'à ce que cette affaire soit signée ou que nous trouvions d'où vient la menace, tu feras ce qu'on te dit de faire et tu seras suivie par un garde du corps dès que tu sortiras de la maison !!! Compris ?!!” s'exclama-t-il avec sa voix grave qui donnait tant de poids à ses paroles.


    - “Et quand doit arriver ce garde du corps ? Cette après-midi, je dois aider à la collecte de fond pour les enfants hospitalisés! dit-elle en acceptant cet état de fait.”


    - “Il est déjà là. C'est pour ça que je t'ai demandé de venir dans mon bureau. Il m'a été recommandé. Il est bon et en plus il est assez jeune pour se faire passer pour ton petit ami. Ce sera plus discret ! Je vais le chercher.”


    - “Attends, c'est quoi cette histoire de petit ami ! Je n'ai accepté que pour le garde du corps. Il n'a jamais été question de faire semblant !” cria-t-elle à son père alors qu'il se trouvait déjà à la porte.


Il revint quelques minutes après avec un jeune homme d'environ vingt-cinq ans, brun ténébreux.


    - “Lucy, je te présente Grey Fullbuster. Il va être ton petit ami pendant les quatre prochaines semaines minimum. Donc j'espère que vous allez bien vous entendre. Je vais vous laisser pour que vous fassiez connaissance”, dit-il en partant.


    - “Bonjour, Lucy. Je vais tout faire pour qu'il ne t'arrive rien pendant ma mission. Mais pour cela il va falloir que tu obéisses à mes ordres. Si je te dis de courir, tu cours. Si je te dis que l'on doit partir, on part. C'est compris ? Il est possible que ta vie tienne à ma perception et à ta réactivité.”


    - “Tu ne penses pas exagérer là ? Ce n'est pas la première menace, mon père reçoit des lettres menaçantes plusieurs fois par an. Et bien que cette fois-ci je sois également citée, il n'est jamais rien arrivé. En plus maintenant que je te vois, mes proches ne croiront jamais que j'ai pu être attiré par toi. Désolée, mais ça ne marchera pas.”


    - “D'après ton père, tu n'as pas de petit ami et quand tu en as eu, il semblerait que ton goût laissait à désirer. Tes proches penseront que tu as meilleur goût !”


- “Il a vraiment dit ça ?” demanda-t-elle choquée.  


Elle sortit de la pièce avec colère. Grey la suivit. Ils n'avaient pas fini tous les deux. Son père l'avait engagé pour sa sécurité et il finissait toujours une mission avec d'excellents résultats. Tous ses clients étaient en vie et libéraient de leur menace. Ils arrivèrent dans le salon où il avait attendu que Heartfilia vienne le chercher. Lucy se dirigea vers son père qui se trouvait devant la baie vitrée. Il était en pleine conversation. Elle avança et lui arracha le téléphone des mains.


- “Lucy, ça ne va pas !! Je suis en discussion avec un client. Rends-moi ce téléphone”, lui ordonna-t-il.


- “Je suis désolé, mais mon père vous rappellera plus tard”, dit-elle à la personne qui été en ligne.


- “Tu as osé dire à ce type que j'avais mauvais goût en matière de petit ami ? Comment... Qui t'as donné le droit de critiquer le seul que j'ai jamais eu !!!” cria-t-elle avec rage et tristesse.


- “J'ai beau t'aimer, père, mais je ne te permettrais jamais de dire du mal de Natsu ! Il ne correspondait peut-être pas à celui que tu désirais pour moi. Cependant, il est ce qu'il m'est arrivé de mieux dans la vie ! Je sais que tu ne l'as jamais aimé. Il était trop ou pas assez selon toi. Tu crois que je serais plus heureuse avec un type comme lui ? Rigide et renfermé comme toi ?”, ajouta-t-elle en montrant Grey du doigt.  


- “Je ne veux pas vous déranger mais ce Natsu ne pourrait-il pas être une gêne pour notre plan ? Ou même un danger pour votre fille Mr Heartfilia ?” demanda Grey en ne regardant que son employeur.


- “Non, Natsu ne sera pas un problème”, certifia Jude Heartfilia.


- “Je ne veux pas de garde du corps. La discussion est finie”, commenta Lucy en sortant du salon.


- “Léon, la cible va sortir, suis-la. Je dois parler avec notre employeur avant”, parla-t-il dans le vide.


- “À qui parliez-vous à l'instant ?” demanda Jude.
 
- “Je vous ai dit que nous travaillons en équipe de deux. Léon est mon binôme. C'est lui qui reste dans l'ombre en secours et qui repère les dangers. Mais revenons à la discussion d'avec votre fille. Ce Natsu n'est plus dans la vie de Lucy, peut-être est-ce lui qui veut se venger de leur rupture. Bien que je ne comprends pas leur histoire. Vous nous avez donnés peu de renseignement sur elle et ses amis.”


- “Je ne connais pas la vie de ma fille. Nous ne sommes pas aussi proches”, ajouta-t-il.


- “Sa relation avec Natsu nous a un peu plus éloigné l'un de l'autre. C'est aussi pour cela que je ne l'appréciais pas. Ce dont je suis sûr, c'est qu'il ne peut pas être le danger qui menace Lucy. Natsu a trouvé la mort il y a plus d'un an. Il était pompier. Il a péri en sauvant une famille de l'incendie de sa maison”, dit-il en se tournant vers la baie vitrée.  
- “Elle ne sait pas qu'elle a reçu un colis anonyme qui contenait des objets morbides, n'est-ce pas ? D'après ce qu'elle m'a dit, elle croit que c'est vous la cible et qu'elle est juste un moyen de vous atteindre. Pourquoi ne pas lui avoir dit la vérité ? De par mon expérience, une personne qui se sait en danger est beaucoup plus réceptive au moyen de la mettre en sécurité.”  


- “Je ne lui ai rien dit pour ne pas l'inquiéter plus qu'il ne faut. Je vous ai engagé pour la protéger, faites votre travail !” assena-t-il en quittant la pièce.


Grey se dirigea vers le hall en téléphonant depuis son mobile à une compagnie de taxis. Il se retrouvait sans véhicule car Léon avait dû prendre leur voiture pour suivre la cible en ce jour de pluie.  Il préférait utiliser le terme de "cible" qui est plus anonyme et froid que leur nom. Ils devaient parfois passer des mois avec ces personnes et il était plus facile de faire leur travail sans erreurs s'ils ne s'attachaient pas.


Il avait appris ça avec ses premiers clients. Une famille de politique, il s'était trop attaché à la fille ainée. Il n'en était pas tombé amoureux mais ils avaient flirté et il s'était déconcentré au mauvais moment. Une bombe avait été cachée dans le jardin alors qu'il devait le vérifier mais il pensait à cette fille. Il était passé à côté ! Heureusement, la bombe n'avait fait que des blessés légers. Si elle avait explosé cinq minutes plus tard, elle aurait tué toute la famille lors de leur repas sur la terrasse. Depuis, il restait toujours sur ses gardes et faisait équipe avec un binôme pour ne rien laisser passer.


Le taxi arriva dix minutes après son appel. Le majordome lui ouvrit la porte et le salua.


- “Monsieur, j'ai malencontreusement entendu votre conversation avec Monsieur Heartfilia. Si je puis me permettre, Mlle Lucy serait plus à même de se laisser protéger si vous lui expliquez qu'elle est visée et qu'elle risque sans se faire aider de mettre en danger ses proches, ses clients et surtout ses amis.”


- “Vous croyez que cela fonctionnerait ? Elle a l'air d'être assez tétue”, dit-il en descendant les marches de l'entrée.


- “Mlle Lucy a le coeur sur la main, elle acceptera pour protéger les autres !! A cette heure-ci, Mlle se trouve au 145 Hanoki street. C'est là-bas qu'a lieu la collecte de fond qu'organise la société de Mlle Lucy. Bonne journée, Mr Fullbuster”, ajouta-t-il en refermant la porte d'entrée.


Grey donna cette adresse au chauffeur. Il se demandait dans quelle sorte de famille il était tombé. Le majordome avait l'air de mieux connaître et d'être plus proche de la cible que son propre père. Une fois arrivé à l'adresse, il vit Léon devant le bâtiment, faisant semblant d'attendre quelqu'un dans la voiture.


Grey passa à côté du véhicule et entra au 145. Il vit sa cible discuter avec une jeune femme d'une vingtaine d'années, très belle, les cheveux blancs et les yeux bleus. Il devait s'agir de sa meilleure amie et associée, Mirajane Strauss, enfin si Heartfilia père ne s'était pas trompé. Il resta un peu en retrait pour voir quel était l'état d'esprit de l'associée. Elle pouvait très bien être la menace et récupérer la société.


- “Lucy, il y a un homme tout à fait appétissant qui nous fixe. Je ferai bien d'aller lui demander ce qu'il veut, tu ne crois pas ? Il est peut-être intéressé par toi ?”  


- “Tu ne changeras jamais Mira. Combien de fois dois-je te dire que je ne veux pas faire de nouvelles rencontres. Une femme n'a pas forcément besoin d'un homme dans sa vie pour se sentir bien ou être entière !” dit-elle en se retournant pour voir l'homme qui avait attiré Mira.


Oh non ! Elle pensait l'avoir laissé au manoir avec son père. Comment l'avait-il retrouvée ? Elle s'avança vers lui en le fusillant des yeux.


- “Je pensais avoir été claire, il me semble. Je ne veux pas que tu me suive ni que tu me protège”.


- “Qu'elle est cette histoire de protection, Lucy ? Salut, je m'appelle Mirajane Strauss et je suis l'associée et la meilleure amie de Lucy”, se présenta-t-elle avec un sourire éclatant.


-” Je m'appelle Grey Fullbuster et son père m'a engagé”, dit-il simplement pas encore sûr de l'innocence de cette femme.


- “Mira, tu peux nous laisser un peu s'il te plait ? Ne t'inquiètes pas, d'accord. Il n'arrivera rien et je te raconterais tout plus tard. Bon, à nous deux maintenant. Déjà pas la peine de soupsçonner Mira, elle ne ferait pas de mal à une mouche. Il n'y a pas plus douce qu'elle. Enfin sauf si on s'en prend à ses amis. Alors elle devient aussi féroce qu'une démone !”


Il ne fit que la regarder. Elle était vraiment aussi inconsciente qu'elle en a l'air ou elle le faisait exprès ? C'était souvent les personnes les plus proches de nous qui étaient les plus dangereuses. Non, elle avait le visage sérieux. Comment voulez-vous protéger une personne qui ne veut pas suivre vos indications, ni que vous la suiviez et encore moins se faire suspicieuse envers les autres.


C'était sûr, la personne qui en avait après elle n'aura pas un grand travail pour l'éliminer. Mais hélas pour la cible, il allait falloir que tout cela change. Son père l'avait engagé et il comptait bien finir cette mission, le plus rapidement possible mais aussi avec le meilleur résultat possible. C'est-à-dire, la cible hors de danger et le harceleur en prison.


Il ne la lâcha pas des yeux pendant toutes ses activités. Pour une jeune femme riche, elle ne chomait pas. Elle courait de tous les côtés et réussissait tout de même à répondre aux demandes de certains de ses clients. Elle ne ressemblait décidément pas à son père. Heureusement cela allait facilité son travail.


Elle restait généralement au même endroit, le lieu de la réception où à son bureau. Grey fut détourné de ses pensées par l'arrivée d'un homme de forte stature. S'il devait créer des problèmes il faudrait qu'il demande des renforts à Léon. Cet blond se rapprocha de Lucy sans que Grey ne fasse le moindre geste. Il ne réagirait que s'il se montrait menaçant. Son job était aussi de rester invisible quand il le fallait.


- “Lucy, bonjour. Où elle est ? Je lui avais demandé de m'attendre pour rentrer !”  s'exclama-t-il en colère.


- “Ne t'inquiète pas,  elle est allée parler avec le directeur de l'hôtel pour vérifier les derniers points avant la réception de demain. Elle devrait revenir dans quelques minutes. Sinon, comment tu vas Luxus ? Mira te mène toujours par le bout du nez ?”  le nargua-t-elle.


- “Tu sais que tu fais vraiment la paire avec elle ?”


- “C'est normale, on se connaît depuis plusieurs années. Et ne la critique pas ! Je te signale que c'est moi qui vous ai présenté. Ne me le fais pas regretter, t'as compris ? Sinon je m'occupe de toi et te fais disparaître,” le menaça-t-elle.


Cela fit rire Luxus aux éclats. Qu'une femme qui faisait la moitié de son poids et trente à quarante centimètres de moins osait le menacer avec cet air sérieux sur le visage était trop hilarant.


- “Je te signale que tu ne me l'as pas présenté. Tu ne voulais pas !”


- “Bien sûr que je ne voulais pas présenter mon amie à une brute misogyne comme toi. Mais je n'espérais tout de même pas qu'elle te dresse aussi bien”, finit Lucy avec le sourire.


Grey regardait cette jeune fille face à ce tas de muscles, elle n'avait apparemment pas peur de lui et le taquinait. Il voyait bien l'affection qu'ils avaient l'un pour l'autre. Ils s'insultaient mais pour s'amuser. Il ne put se retenir de rire. Les deux blonds se tournèrent vers lui. Lucy avait oublié la présence de ce type.  Elle le regarda méchamment comme s'il les avait interrompu volontairement. Mira entra dans la pièce et les vit tous les trois se fixer.


- “Je vois que l'on s'amuse bien ici”, dit-elle pour détendre l'atmosphère.


- “On était tranquillement en train de discuter quand ce type qui n'a rien à faire ici c'est mis à se moquer de nous !” expliqua Lucy.   


- “Il y avait de quoi, je te signale ! Vous étiez ridicule à vous crêper le chignon”.


Luxus n'apprécia pas ce commentaire, il s'avança, menaçant, vers le brun qui avait osé dire ça. Mira et Lucy se mirent en travers de son chemin. La blanche lui prit le bras et essaya de l'attirer vers la sortie avant que ces deux masses de testostérone n'en viennent aux mains. Cependant une jeune femme entra, il s'agissait de la cliente qui venait voir si tout était en ordre et selon ses désirs. Les deux hommes s'écartèrent mais Grey ne s'éloigna pas trop pour ne pas perdre la cible des yeux.


- “Alors qu'est-ce que tu en penses Grey ? La menace est-elle sérieuse ?”  demanda Luxus.


- “Oui. Et j'ai aussi étudier le deuxième dossier. Je pense différemment de la commission. La mort de Natsu me semble suspecte. Et bien qu'il se soit passé plus d'un an, je crois que les menaces et le meurtre sont liés mais je ne sais pas encore comment. Tu as bien fait avec le vieux de m'appeler”, raconta Grey.


Luxus avait espéré s'être trompé. Grey le vit clairement sur son visage. Penser que quelqu'un aurait voulu la mort de son meilleur ami et qu'une fois celle-ci réalisée il s'en prendrait à sa fiancée ! Tout le monde aimait Natsu, il était la joie de vivre. Tout ce que l'on pouvait lui reprocher c'était d'être un peu trop exubérant.


Grey se souvenait de la première fois que Natsu avait mentionné la merveilleuse jeune femme dont il était tombé follement amoureux au premier regard. Grey était dans l'armée à cette époque. Il avait été en permission et il était rentré chez lui, là où il avait grandi. Il habitait de la maison de son enfance. Dès qu'il le pouvait il y retournait et prévenait Natsu. Ils avaient passé toute la soirée avec des bières et le pompier n'avait pas arrêté de parler de Lucy. Grey n'avait jamais entendu son ami aussi accro à une femme pourtant il en avait eu des petites amies.


Pour le rosé, ça avait apparemment été le coup de foudre. Il avait déclaré qu'elle était belle, douce et tellement sexy. Toute la soirée n'avait été qu'éloge pour sa future femme. Il ne la connaissait que depuis un mois et il avait déjà prévu de l'épouser. Il lui avait même montré la bague ! Son ami avait toujours été impulsif mais là il lui avait fait peur. Il avait pensé que cette femme avait embobiné le jeune homme. Quand il avait osé le dire, Natsu avait ri. Il avait dit que c'était lui qui serait plus considéré comme un profiteur car sa dulcinée était l'unique héritière d'un des hommes le plus riche du pays.


Grey fut sorti de ses souvenirs par le retour vers eux des deux femmes. Elles souriaient. Il comprit que cette cliente leur avait confié une nouvelle soirée à organiser.


- “Si ça continue, notre société va être submergée par les demandes et on pourra embaucher quelqu'un de plus !” s'exclama Lucy.


- “Il ne faut pas trop s'avancer, Lucy”, la nuança Mira qui venait de passer ses bras autour de la taille de Luxus.


- “Je sais mais j'ai le droit de rêver un peu. C'est enfin une bonne nouvelle aujourd'hui”, dit-elle en faisant signe vers Grey.


Il comprit parfaitement qu'il était considéré comme une mauvaise nouvelle. Cela ne le gêna que peu. Enfin c'était ce qu'il se disait.


- “Il y a un type louche qui vient de passer devant l'établissement pour la troisième fois. Il s'arrête aussi à chaque fois à une des fenêtres donnant sur la salle de réception où vous êtes. Veux-tu que je le suive ?” demanda Léon dans l'oreillette.


Grey s'éloigna et lui répondit que oui. Il ne pouvait pas laisser la cible toute seule surtout que Luxus et Mira allaient dîner en amoureux. Il revint vers le groupe. Lucy lui tournait ostensiblement le dos. Il comprenait qu'elle ait plu à Natsu. Ils étaient tous les deux des gamins. Enfin Natsu l'avait été. Un téléphone sonna dans la salle. La blonde se dirigea vers son sac à main. Elle répondit de façon professionnelle mais elle palit rapidement. Le brun se rapprocha et prit le portable des mains tremblantes.


- “Tu fais très femme d'affaire aujourd'hui. Mais pourras-tu continuer longtemps ? Tu ne sais pas voir ce qui est bon pour toi. Tu n'as qu'à t'en prendre à toi-même s'il arrive quelque chose !” et la personne raccrocha.


Bien que la voix avait été déformée, il était reconnaissable qu'il s'agissait de la voix d'un homme. Cependant la façon de le dire laisser voir une autre motivation que celle qu'il avait compris dans les lettres. On dirait qu'il veut punir Lucy pour quelque chose qu'elle n'aurait pas fait. Était-ce elle la vraie cible ? Il allait falloir qu'il en parle avec les autres. Il releva la tête. La jeune femme était dans les bras de sa meilleure amie. Luxus le fixait avec colère. Grey savait que ce sentiment n'était pas dirigé vers lui. Il rendit le téléphone à sa propriétaire. Il fit un signe de tête au blond en s'éloignant des deux femmes.


- “Qu'est-ce que ça veut dire Grey ?! À moins que Lucy n'ait pas voulu nous le dire, c'est la première fois que ce type, enfin si c'est un homme, lui téléphone”.


- “C'est bien un homme et je pense qu'il en veut à Lucy. Cela s'entendait dans son ton malgré qu'il ait déformé sa voix”.


- “Tu penses toujours que c'est lié à la mort de Natsu ?”  demanda le blond.


- “Je n'en suis plus sûr avec cet appel. D'autant plus qu'il y aurait un type qui tournait autour de ce bâtiment. Mais ça n'a peut-être aucun rapport. Léon est justement en train de suivre le gars. Il pourra me dire si à 19h il était au téléphone. J'en saurai plus après son compte-rendu”.  


Mira s'approcha des hommes en tirant une Lucy toujours aussi blême derrière elle.


- “Lucy a quelque chose à te dire Grey. Vas-y dis-lui ! Sinon c'est moi qui le ferait”, menaça-t-elle son associée.


Les deux garçons regardèrent la blonde avec intérêt. Ils attendirent mais le temps devint long. Grey intervint.


- “Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as vu quelque chose ? Tu as une idée de la personne qui te harcèle ?”


- “Euh, non. Je m'excuse, j'ai volontairement tû des renseignements. J'ai déjà reçu des menaces mais seulement par écrit. C'était des lettres qui m'étaient directement envoyées. Et le sens avait l'air différent de celles reçues par mon père”, dit-elle en se triturant les mains.


Grey s'était figé. Se pourrait-il vraiment que deux personnes différentes en aient après la même femme ? Ou alors elles sont liées ?


- “Il va me falloir ces lettres ! Tu ne me caches plus rien n'est-ce pas ?”  demanda-t-il avec un regard suspicieux.


- “Non, je te le promet. Mais je ne voyais pas la raison d'en parler car de toute façon ce n'était que des énièmes lettres que je recevais par rapport au travail de mon père”.


- “Bon la journée est finie. On va rentrer et tu me montres toutes les lettres car tu les as conservées bien sûr !”


- “Oui, je savais que si la personne était arrêtée, elles serviraient de preuves. Je ne suis pas stupide !”


- “Laisse-moi en douter vu ce que tu viens d'avouer”, dit Grey en s'éloignant avec Lucy, laissant Mira et Luxus les voir se chamailler.


- “Nous aussi allons-y”, prononça le blond tout en se figeant.


Il n'aimait pas l'expression sur le visage de sa petite amie. Elle avait un sourire un peu sournois. Cela faisait des années qu'ils étaient ensemble mais parfois elle lui faisait peur.


- “Qu'est-ce que tu mijotes ?”


- “Mais absolument rien Luxus ! Pour qui tu me prends ! Cependant je crois qu'il se pourrait que Lucy ait de la chance dans son malheur. Ils vont bien ensemble. Surtout que c'était le meilleur ami de Natsu”.


- “Comment tu le sais ? Lucy qui était pourtant sa fiancée n'est pas au courant”.


- “C'est parce que Natsu n'a pas voulu présenter Lucy à Grey. Il avait peur qu'une autre de ses petites amies succombe à son charme. Natsu s'était confié à moi. Pour les autres femmes ça lui était égal mais il ne voulait pas que cela se passe avec Lucy. De toute façon elle était trop amoureuse de lui pour voir un autre homme même si c'était Grey. Mais maintenant elle est seule alors qui sait”.  


Luxus décida d'abandonner et souhaita bon courage aux deux prochaines victimes de Mira. Tout ce qu'il espérait c'était qu'elle attende au moins que le ou les harceleurs soient en prison.


Pendant ce temps, Grey se tenait silencieux à côté de Lucy en attendant le taxi. Il voulait lui montrer sa désapprobation pour la manière qu'elle avait géré ces lettres.


Le trajet jusqu'au manoir fut très long pour Lucy qui devait subir le caractère de son voisin dans le taxi.


"Il était peut-être séduisant mais c'est tout. Pourquoi se mettait-elle a penser ça ? Il y avait longtemps qu'elle était seule d'après ses amies mais n'ayant connu que Natsu, elle ne pensait pas être attirée par quelqu'un d'autre. D'ailleurs elle n'était pas attiré par lui. Elle estimait simplement" se morigéna-t-elle.


- “Je pense que l'on verra les lettres après le repas. Mme Spetto doit avoir préparé le dîner. Elle le garde toujours au chaud car mon père et moi ne dinons pas ensemble. Nos horaires ne sont pas compatibles.  Et nous ne le voulons pas expressément, tu le verras si tu restes”.


- “Je compte rester et trouver le harceleur. Et cela même si je n'ai pas l'aide de la première concernée !”


"Leur échanges allaient-ils toujours être de cette nature ? Elle était déjà à bout de nerf après une seule journée !" pensa-t-elle.  


Elle le laissa dans l'entrée discuter avec son associé qui venait de l'appeler. Elle monta se changer comme il était de coutume dans la famille. Elle réfléchissait aux événements d'aujourd'hui. Il s'était passé beaucoup de choses. L'arrivée de ce type plus énervant qu'utile, les crises de ses clients et aussi la menace par téléphone.


- “Pourquoi on ne peut pas me laisser vivre tranquillement ? Aller travailler, voir mes amis... Je n'en demande pas plus. Et surtout pas rencontrer un gars taciturne et sexy” dit -elle à voix haute.


Elle regarda dans sa penderie ce qu'elle pourrait mettre. Elle réalisa qu'elle allait s'apprêter au lieu de prendre un jean comme d'habitude. Il fallait vraiment que ce Grey trouve le harceleur et s'en aille ! Elle était perdue dans les remontrances adressées à elle-même et elle n'entendit pas cogner à la porte. Elle ne s'aperçut d'une présence dans la chambre que lorsqu'elle vit le reflet dans la glace. Elle se retourna brusquement.


- “Ça va tu te rinces bien l'oeil ? C'est plutôt de toi que l'on devrait me protéger sale voyeur !”


- “J'ai frappé”, fut la seule excuse qu'il donna et encore avec le sourire.


Elle n'était vêtue que de ses sous-vêtements. Elle était tellement en colère qu'elle ne réalisa à se couvrir que plus tard quand il fit descendre son regard sur ses cuisses.


- “Tu en as vu assez, je pense. Tu peux sortir. C'est ma chambre ! Tu m'énerves avec ton sourire. Je sais très bien que j'ai quelques kilos en trop”, ses complexes ressortaient.


- “Je ne trouve pas. Les femmes filiforme n'ont rien d'attirant”.


- “Je ne veux pas que tu me trouves attirante ! Je veux que tu partes”.


- “Il semblerait que tu sois de mauvaise humeur. Ce n'est pas très”...


- “Je pense avoir le droit de l'être quand un type non désirable est dans ma chambre”.


- “Je crois que tu es troublée par moi. Mais il n'y aura rien. Tu es juste une cible, une cliente pour moi. Donc ne t'affoles pas !”


Lucy ne savait pas comment le prendre. Elle s'habilla avec les premiers vêtements qu'elle attrapa. Ils descendirent prendre le repas. Les lettres viendraient après. Le dîner se fit dans le silence. C'était la première fois après une journée si chargée qu'elle aurait voulu que son téléphone sonne. Hélas son voeu ne fut pas exaucé. Ils allèrent ensuite dans le bureau de son père qui n'était toujours pas rentré pour plus de discrétion. Grey sortit les lettres, enfin les copies et les donna à lire. Certaines d'entre elles étaient assez explicites. Quel était le malade à lui envoyer ca ?


- “Elles me sont adressées. Alors pourquoi c'est mon père qui en a reçu ? Les enveloppes étaient à son nom ?” demanda-t-elle sous le choc et énervée.


- “Non, elles étaient à ton nom. Je pensais que tu étais au courant”.


- “Eh bien non ! Il va m'entendre s'il détourne une partie de mon courrier ! Je vais déménager si ça continue”, et elle reprit la lecture des autres lettres.


Ils regardèrent également celle qui étaient bien arrivées à destination, c'est à dire entre ses mains.


- “Penses-tu à quelqu'un qui aurait pu te menacer ?”


- “Non et maintenant que je vois de quoi il s'agit, j'ai l'impression qu'elles ne concernent absolument pas mon père. C'était un mensonge ?”


- “Ton père a pensé que tu accepterais mieux un garde du corps s'il te disait cela. C'est mon client, je n'ai pas voulu le contrarier de trop”.


- “Mais me contrarier moi, ce n'est pas grave ?! Bon tant pis. Que penses-tu de ces lettres, toi ? Tu as bien un avis professionnel !”


- “Avec Léon, on pense que c'est quelqu'un que tu as déjà rencontré. Certains termes montrent une connaissance de ta vie”.


- “Et si c'était un stalker, il n'aurait pas eu besoin qu'on soit en contact”, s'inquiéta-t-elle encore plus.


- “Non, vu la façon intime qu'il présente les choses, tu l'as bel et bien rencontré et plusieurs fois en plus. C'est peut-être un client, un ami... Je sais que c'est difficile de croire à un ami mais il vaut mieux les éliminer de l'équation que de ne pas voir le danger qu'il pourrait représenter”.


Lucy se demanda comme elle avait pu en arriver la ? Elle était certe amicale mais beaucoup moins depuis la mort de Natsu. Elle ne souhaitait plus souffrir. Même ses amis avaient senti un éloignement. L'un d'eux l'avait-il mal vécu ? Avait-il découvert d'autres sentiments ? Car il était sûr, par cette lettre, que c'était un homme et qu'il la menaçait de mort si elle allait voir ailleurs. Elle réfléchit à de nouvelles connaissances. Elle ne soupçonna personne mais donna des noms à Grey.


- “C'est tout ? Tu es sûre ?”


- “Ce sont les seules personnes dont je me suis approchée ces 4 derniers mois”, répondit-elle.


- “Pourquoi sur 4 mois ? Donne-moi les noms sur toute l'année, après on augmentera si elles ne présentent aucuns dangers. Ce n'est pas parce que les lettres de menace ont commencé à arriver à cette époque que vous vous êtes rencontré à ce moment-la. C'est peut-être un événement différent qui a enclenché le processus. Il est peut-être devenu jaloux en te voyant trop près d'un autre ou alors qu'il en a eu marre de t'attendre”.


- “Mais il y a d'autres façons  d'attirer l'attention. Il aurait pu venir me draguer ou tenter une approche”.


- “C'est sûrement ce qu'il a fait. Soit tu n'as pas compris, soit tu l'as repoussé sans t'en rendre compte !”
 
Elle continua à lire les autres lettres. Elle se mit à trembler quand elle arriva à la plus ancienne et la plus abimée.


- “Que s'est-il passé avec celle-là ?”


- “Une domestique a renversé un vase dessus, du coup elle était détrempée. Elle a eu peur et elle en a parlé au majordome. En lisant les premiers mots, celui-ci a compris qu'elle était dangereuse. Il la donna donc à ton père qui decida d'en parler à la police. C'est avec certaines méthodes qu'il ont pu décripter le contenu malgré que l'encre ait bavé. Elle a l'air cohérente donc je pense qu'ils ont bien travaillé. Pourquoi cette question ?”


Il vit qu'elle était devenue étrangement pâle et que ses mains s'étaient mises à trembler.


- “Il faut que je voie Luxus ! Je... Maintenant, il le faut...”, dit Lucy paniquée.


Elle se leva sur ses jambes tremblantes et sortit de la pièce. Elle prit le chemin du rez-de-chaussée.


- “On ne peut pas y aller maintenant ! Tu sais l'heure qu'il est ?!” intervint Grey.


Elle ne fit pas attention à ce qu'il dit, elle passa la porte d'entrée et se dirigea vers le garage. Grey comprit qu'elle ne changerait pas d'avis. De plus il ne pouvait pas la laisser prendre le volant dans son état.


Il envoya un message rapide à Léon pour le prévenir qu'ils quittaient la maison. Il entraîna la blonde vers son propre véhicule. Il ne leur fallut que 15 minutes pour arriver devant l'appartement de Luxus. A cette heure, il y avait peu de circulation. Lucy n'attendit pas que le moteur s'arrête pour descendre de la voiture. Qu'avait-elle bien pu lire dans cette lettre pour la mettre dans cet état ? Avait-il râté quelque chose ?


- “Non mais ça ne va pas de taper chez les gens à cette heure ?!!!” cria Luxus en ouvrant.


Il ne portait qu'un caleçon montrant qu'il était déjà au lit.


- “Lucy ? Grey ? Que faites vous ici ?”


- “Je ne sais pas trop, elle a lu une des lettres de l'harceleur et elle a voulu se précipiter chez toi”, répondit Grey sans remarquer sa bévue.


- “Que s'est-il passé cette fameuse nuit ?! Ce n'était pas un accident n'est-ce pas ? Comment est mort Natsu ?!” demanda-t-elle en entrant.


- “Que vient faire Natsu dans l'histoire ? Lucy, lire ces lettres a dû te faire un choc mais Natsu est mort il y a un peu plus d'un an, les lettres sont plus récentes. De plus, c'était un accident pour Natsu. Un problème avec son matiériel. Hélas c'est tombé sur lui pendant une intervention. Mira, vient Lucy n'est pas bien”, finit Luxus.
 
Lucy s'effondra en pleurs. Mira se précipita pour la prendre dans ses bras et l'emmener sur le canapé. Elle essaya de la consoler en lui caressant les cheveux. Peu à peu, les pleurs se transformèrent en hoquets. Dans un coin de la pièce, Grey et Luxus discutèrent doucement.


- “Je ne pense pas qu'elle soit en état de savoir pour ton lien avec Natsu et moi, Grey. Mais il faut désembrouiller toute cette histoire. Il est temps de lui dire même si ce n'est pas le bon moment, sinon elle risque de ne plus te faire confiance”, Grey acquiesça.


- “Lucy, il faut que l'on t'avoue quelque...”


- “Dans cette lettre, ce type parle de Natsu et moi”, cette phrase stupéfia toutes les personnes dans la pièce.


- “Comment ça ?! Je n'ai rien trouvé dedans qui pourrait dire cela !” cria Grey.


- “#J'ai fait s'éteindre la source de lumière de la Luciole mais je compte la remplacer. L'avenir que je t'offrirai sera lumineux. Seul moi peut te l'apporter...# Luciole est le petit nom affectueux que Natsu me donnait dans l'intimité. Et j'ai vraiment était éteinte après sa mort. Il dit qu'il en est responsable. Je pense que ça pourrait ne pas être un accident. Il est mort par ma faute !” et elle se remit à pleurer en serrant la lettre dans sa main.


- “Serait-il possible qu'elle ait raison ?”


- “L'enquête a démontré qu'il s'agissait d'une malfaçon qui est apparue avec l'usure car ça concernait un même lot de matériel. D'ailleurs on a jamais soupçonné quelqu'un d'avoir pu les trafiquer. On aurait pu perdre 3 personnes au lieu d'une”, répondit Luxus qui avait été le supérieur de Natsu dans la caserne de pompier.


- “S'il s'en est pris à Natsu, tu peux être sûr que je trouverai cette ordure mais si je dois aller le chercher en enfer !! Il était mon meilleur ami depuis l'enfance”, dit Grey en colère.


Cette affirmation fit se retourner Lucy et Mira.


- “Tu connaissais Natsu ? Comment ? Pourquoi ? Je ne comprend pas”, fit Lucy.


- “Je vais t'expliquer. C'est moi qui ait contacté Grey. Quand j'ai su par la police qu'un type t'envoyait des lettres de menaces, je l'ai appelé. Il était le meilleur ami de Natsu et de plus il était dans l'armée avant de fonder sa propre société de sécurité. Je le connais également depuis quelques années et je savais qu'il ferait tout pour trouver l'homme qui te mettait en danger, ne serait-ce que parce que tu étais la fiancée de Natsu. Et n'en veut pas à Mira, elle n'était pas au courant”.


- “J'étais la personne parfaite car je te connais Lucy. L'autre barbe à papa n'arrêtait pas de me vanter les mérites de sa si belle fiancée. Une fois qu'il commençait, on ne pouvait plus le stopper”.


- “Pourquoi on ne s'est jamais rencontré alors ?”


- “Il ne le voulait pas. Grey a déjà séduit plusieurs de ses anciennes petites-amies alors il est devenu prudent je suppose”, s'amusa Luxus.


- “Non, il savait que je ne ferais jamais ça. Ce sont elles qui m'ont poursuivi. Je n'ai pas besoin de prendre les femmes des autres. J'ai assez de succès dans ce domaine”, reprit Grey en fusillant Luxus.


- De toute façon, avec Natsu, on ne se voyait que lorsque j'étais en permission et c'est lui qui venait à ma base. Il emportait tout de même des photos et vidéos. Il était complètement à croc. Je l'ai su dès la première fois où il m'a parlé de toi. Il n'était donc pas question que je laisse un abruti d'harceleur faire du mal à une personne qui a tellement compté pour lui. Bon prenons le bon côté des choses, il y a des recoupements à faire si ce type s'en est pris à Natsu. Il ne doit pas être facile de rentrer dans la caserne et de trafiquer le matériel, n'est-ce pas ?” demanda Grey en se passant de Lucy à Luxus.


- “Oui et non. Il y a pas mal de passage entre les différentes visites organisé pour récolter des fonds pour l'association de l'amical des pompiers. On y organise aussi quelque fois des soirées. Mais le local  où se trouve le matériel de secours est fermé à clé près du bureau du chef. Ça me fait mal de le dire mais les seules personnes qui y ont accès, sont les pompiers de la caserne. Ou les remplaçants car cette année-là, il y en a eu plusieurs. Je ne peux l'imaginer. Qu'un homme en qui j'ai placé ma confiance dans des moments de grands dangers comme un incendie puisse volontairement prendre une vie. Ou même avoir un caractère suffisamment tordu pour envoyer ce genre de lettres !”
 
- “Il faut pourtant y penser. Ce sont les principaux suspects. Lucy as-tu eu une drôle de relation avec l'un d'eux ? Un qui paraissait s'intéresser trop à toi ?”


- “Non, je me suis bien entendu avec tout le monde. Le seul avec que je sois sortie, autre que Natsu, c'est Sting. En fait j'ai connu Natsu par son intermédiaire. Sting est le fils d'un homme d'affaire qui a travaillé avec mion père. Ils voulaient nous mettre ensemble et pour éviter de me prendre encore la tête avec mon père, j'ai accepté. On a convenu de se voir sauf que le seul soir de libre de Sting tombait lors d'une soirée que je devais passer avec une amie, Kanna Alperonna. On a donc fait un double rendez-vous. Sting avait demandé à Natsu de l'accompagner. Cela a fini par un coup de foudre entre Natsu et moi. De plus Sting n'en a pas tenu rigueur car il a fini la nuit à l'hôtel avec Kanna. Quand on en a discuté plus tard, il m'a dit qu'il avait accepté cette sortie pour les même raisons que moi. Il a ensuite multiplié les conquêtes. Je ne pense pas que je suis son genre. Il est resté un mois ou deux avec Kanna puis il est passé à autre chose”.


- “Natsu m'avait parlé de votre rencontre et de Sting mais il vaut mieux ne pas le mettre trop vite de côté. Je suis également au courant du baiser qu'il y a eu pendant une fête d'anniversaire organisée pour un des pompier. Je dois dire que j'ai même vu la vidéo”, rit Grey.


Luxus et Mira s'exclaffèrent également.


- “On peut dire que tu étais assez imbibée Lucy pour faire ça. Sinon ta timidité aurait pris le pas. Cette vidéo a eu de nombreux émules. Il y a eu de nombreuses copies. Trop pour qu'on puisse l'arrêter, au grand dam de Natsu”.


- “Je n'en reviens toujours pas que tu ais embrassé Haruhi !” fit Mira.


- Je te signale qu'elle m'a embrassé en premier. Et en plus c'était pour nous venger après que son mari ait embrassé Natsu. Cette caserne était une caserne de dingues. Quelle idée de choisir comme gage à un pari perdu de se travestir ? Il n'y avait que Natsu pour cela. Et en plus de répondre aux encouragements et danser avec Masamune et l'embrasser, avec la langue en plus !! Je ne m'en rappelle que peu d'ailleurs. Sauf qu'elle se débrouillait plutôt bien”, finit-elle en rougissant.


- “J'ai adoré cette vidéo. Bizarrement Natsu était assez fier de me la montrer. Je crois qu'il voulait se vanter. Bon revenons à la liste des pompiers. Luxus, tu peux m'en faire une pour demain ? Il est pas question de le laisser faire encore longtemps. Cela fait dèjà plus d'un an qu'il est libre. Je me demande ce qu'il a bien pu se passer pour qu'il écrive ces lettres il y a 4 mois ? Enfin bon. Il est temps de rentrer. On verra demain”, Grey attrapa Lucy par le bras et la tira hors de l'appartement.


- “Tu es obligé de m'emmener comme cela ?!!”


- “Ne crie pas, tu sais l'heure qu'il est ?”, et ils s'engoufrèrent dans la voiture.


Lucy regarda le paysage urbain nocturne défilé. Elle avait oublié pendant un instant qu'elle était la cause de la mort de celui qu'elle aimait plus que tout. Elle avait privé sa famille, ses amis d'un être aussi joyeux et aimé que Natsu.  Avait-elle fait quelque chose qui avait entraîné cette fin ? En tout cas, elle allait faire une chose maintenant. Pas question qu'une autre personne soit blessée par sa faute. Il fallait qu'elle trouve qui était cet homme avant Grey et Luxus.


Cependant à part des lettres, il n'avait pas pris contact avec elle. Il semblerait qu'il ne s'attaque qu'aux hommes qui l'approchaient bien qu'il la menaçait. Comment faire ? Elle avait le reste de la nuit pour trouver. Elle se tourna vers le profil de Grey. Il serrait les machoires. Il était donc le meilleur ami de Natsu. Il lui en avait un parlé. Il le surnommait caleçon-man. Pourquoi ? Il n'avait pas voulu le dire mais quand il en parlait, il était toujours joyeux. Il avait passé 2 ou 3 week-ends avec lui pendant la durée de leur relation. Pour être entre hommes. Mais si Luxus avait raison, Natsu avait peur que je tombe sous le charme de Grey. C'est vrai qu'il est assez séduisant. Toutefois, à l'époque elle ne voyait que Natsu, il était son monde. N'avait-il pas eu confiance en elle ?


Ils arrivèrent sur cette pensée devant le portail de la résidence Heartfilia. La voiture s'arrêta devant la porte d'entrée.


- “Je vais garer la voiture, peux-tu rentrer toute seule ou es-tu encore flageolante ?”, demanda Grey en se tournant vers elle.


- “C'est bon, merci. Bonne nuit”, elle ouvrit la portière.


- “Ce n'est pas de ta faute. Je veux dire si tu as été prise pour cible par ce type et que Natsu en soit mort. Il ne faut pas avoir toute sa tête pour faire ce genre de chose. Un vrai homme se serait batu pour avoir la femme et non pas agir comme il le fait. On va le trouver, l'arrêter et le faire emprisonner à vie. Pas question d'autre chose. Je veux qu'il pense toute sa vie qu'il a perdu sa liberté en tuant Natsu. Bon, je lui referais surement le portrait avant et il devra passer plusieurs mois à l'hôpital mais il payera pendant longtemps !!”, dit le brun en la retenant par le bras au moment où elle mettait le pied au sol.


Lucy pouvait voir à son regard qu'il pensait ce qu'il disait et qu'il le ferait. Bizarrement malgré la conviction qu'elle avait mis à vouloir trouver cet homme il y a quelques minutes, ce regard ébranla cette décision. Elle descendit de la voiture et monta dans sa chambre. Devait-elle poursuivre son idée ? Son intervention ne gènerait-elle pas encore plus ? Elle ne savait plus. Elle s'allongea toute habillée en ressasant. Elle s'endormit peu après.


Grey monta également après avoir garé la voiture dans le garage, cependant il se dirigea d'abord vers la chambre de sa protégée. Il entrouvit la porte et la vit endormie sur son lit. Cette soirée avait été dure pour elle. Il y avait eu de nombreuses révélations et certaines innommables. Il s'approcha doucement. Il avait compris qu'elle se jugeait fautive mais il pensait vraiment ce qu'il lui avait dit.


Il replaça une mèches qui lui tombait sur le visage. Dire qu'il ne l'avait rencontrée véritablement que ce matin. Tant de chose s'était produite depuis. Et d'autres n'ont fait qu'être confirmées. Il sortit tout aussi doucement qu'il était entré. Il alla dans sa chambre et appela Léon pour lui dire qu'ils étaient rentrés et qu'il aurait une réunion demain matin de bonne heure.


Il se déshabilla et se mit au lit. Il ne trouva pas le sommeil, trop de pensées. Il attrapa son porte-feuille sur la table de chevet. Il en sortit plusieurs photos bien cachées au fond. Il n'était habituellement pas le genre à se promener avec des photos mais celles-ci lui étaient précieuses. Natsu et lui étaient dessus, les montrant à différents âges. Et il y avait celle qui était la plus secrète et qui s'y trouvait depuis plus d'un an et demi.


S'en était une que Natsu lui avait donné. Il était sûr que son ami n'aurait jamais pensé qu'il en aurait fait cela. Luxus avait peut-être plus de perspicacité qu'il ne l'aurait cru. Natsu s'en était-il aperçu ? Il ne pensait pas. D'ailleurs à l'époque, il n'aurait jamais pensé tenter quelque chose. Il ne l'avait pas encore rencontré en personne donc il pouvait se voiler la face. Mais maintenant, il n'était plus aussi sûr de ce qu'il aurait fait si la situation s'était présentée. Il remit les photos à l'intérieur du portefeuille. Il ferma et les yeux posa son avant-bras dessus.


L'affaire tournait de façon étrange. Dire qu'il avait accepté en pensant que cela serait facile de mettre Lucy en sécurité et de partir ensuite. Natsu n'était peut-être plus là mais elle restait tout de même sa fiancée dans sa tête. C'était plus difficile qu'il ne le pensait. S'il trouvait et punissait l'homme qui avait oté la vie de son meilleur ami, aurait-il moins de scrupule de tenter sa chance auprès de la femme qu'ils aimaient tous les deux ?


- “Bon, il faut que j'arrête de ressasser tout cela. D'abord trouver ce type ! Je n'arriverais de toute façon pas à dormir alors autant travailler un peu. Ce ne sera pas la première fois et souvent je travaille mieux dans le calme de la nuit. Il faut que je relise les lettres en prenant en compte qu'il est le meurtrier de Natsu. Peut-être qu'il y avait plus de sous-entendu. Merde ! C'est Lucy qui les a gardé. Elles sont surement encore dans son sac”, pensa Grey à voix haute.


Il se redressa et prit le chemin de la chambre de la blonde. Il allait rentrer doucement comme tout à l'heure et les récupérer. Elle ne lui en voudra surement pas. Il entrouvit la porte et passa à l'intérieur. Elle n'avait pas fermé les volets, la clarté de la lune éclairait suffisamment la pièce pour qu'il repère le sac à main sur le bureau.


Elle remua et il se stoppa. Elle avait l'air de faire un cauchemar et ça se comprenait vu sa journée. Devait-il faire quelque chose ou pas ? Il ne devait pas se trouver dans cette chambre normalement. Elle gémit et hoqueta. Non, il ne pouvait rester sans rien faire. Il s'approcha et lui caressa les cheveux pour la calmer. Des larmes se mirent à couler sur ses joues.


- “Non ! Natsu attention !” et elle se redressa faisant sursauter Grey.


Elle pleura et suffoqua. Il la prit dans ses bras en s'asseyant sur le bord du lit.


- “C'était un cauchemar. Ca va aller. Je suis là pour te protéger et venger Natsu”, murmura-t-il.


Elle s'accrocha à lui et se calma peu à peu.


- “Grey que fais-tu là ?”, demanda-t-elle une fois sa respiration devenue normale.


- “Je n'arrivais pas à dormir et j'ai pensé à relire les lettres. Toutefois elles sont encore dans ton sac. Je ne voulais pas te réveiller mais avec ton cauchemar...”


- “Oui, elles sont dedans. Tu peux les prendre. Désolée de t'avoir utilisé comme mouchoir”.


- “Ce n'est pas grave. J'adore quand les femmes se collent à moi comme ça”, rit-il.


- “Idiot ! Tu me parais un peu moins froid qu'aujourd'hui”.


- “Je ne vais pas être caustique avec une pauvre petite femme en pleurs”.


- “Qui tu traites de pauvre petite femme ?! Arrête d'être aussi condéscendent !”, elle s'était rapproché de son visage sans s'en rendre compte.


Elle était si près qu'elle pouvait voir toutes les nuances de gris qu'il avait dans ses yeux. Ils étaient vraiment magnifiques. Aussi complexe que lui. Non pas qu'elle ait beaucoup pensé à lui. Elle avait eu du travail toute le journée et... Elle venait d'apprendre que son fiancé avait été tué et elle pensait aux yeux d'un autre. Avait-elle perdu la raison ?


Elle se sentait perdue. Elle avait mal. Elle voulait encore se serrer contre lui et tout oublier. Elle avait été plus réconfortée dans ses bras qu'elle n'osait l'avouer. Elle nicha à nouveau son visage contre cette poitrine ferme. Les battements de coeur qu'elle entendait calmaient les siens.


Cependant , ils reprirent de la vitesse en osmose avec ceux résonnant à son oreilles. Elle s'écarta pour plonger à ses yeux dans les pupilles. Elles étaient dilatées. Les mains masculines se firent moins pesantes, plus légères et en mouvements. Celles de Lucy remontèrent dans le dos et s'accrochèrent aux épaules et le rapprochèrent d'elle. Oui, l'oubli de tout. Elle en avait assez de l'état où elle se trouvait. Elle n'était plus elle-même depuis cette nuit-là. C'était surement cette faiblesse qui l'avait empêchait de voir la vérité.


Elle approcha son visage et l'embrassa. Elle savait qu'il ne ferait pas le premier geste. Il n'était pas ce genre d'homme. Il sembla tout d'abord choqué mais il ouvrit ses lèvres et participa au baiser. La pression autour d'elle se resserra. Les battements cardiaques s'étaient encore accélérés des deux côtés. Elle avait oublié combien un baiser pouvait être bon. Et sauvage.


Il fouillait sa bouche de sa langue conquérante tout en glissant ses mains sous la chemise qu'elle avait gardé. Elle voulait lui faire comprendre ce qu'elle voulait. Elle le lâcha donc et commença à défaire un à un les boutons retenant son haut. Se dénuder devant un homme lui faisait toujours aussi peur. Elle trouvait son corps trop mou et rond pour plaire mais elle était pourtant toujours habillée de vêtements près du corps. C'était sa façon de combattre cet état d'esprit. Parfois cela lui attirait de drôles de réflexions mais elle persévérait.


Natsu lui disait qu'elle n'avait pas à avoir honte. Elle voulait le croire. Mais à quoi elle pensait ?! Pourquoi le souvenir de Natsu venait alors qu'elle était da ns les bras d'un autre homme ? C'était surement car il était le seul à l'avoir vu nue dans ce genre de situation. Elle releva les yeux pour voir la réaction de Grey qui n'avait plus bougeait. Il la fixait d'une manière affamée. Elle n'allait donc pas se faire rejeté. Elle avait eu peur étant l'ex-fiancée de son meilleur ami. Il aurait pu avoir des scrupules.


Il prit son visage entre ses mains et la caressa doucement. Ses gestes contrastaient avec son regard. Il glissa une de ses mains le long de son cou et de son épaule puis finir par repousser la bretelle de son soutien gorge. Il fit de même avec l'autre côté. Ses mains finir dans le creux de son dos et il la ploya en arrière. Il avança vers elle et déposa ses lèvres dans son cou offert. Il y passa sa langue savourant ainsi son goût. Elle frissonna et senti les pointes de ses seins se tendre. Elle gémit.


Il continua son exploration de sa peau. Tout ce qu'elle se sentait de faire était de s'accrocher à sa chemise. Elle serra tellement fort qu'elle tendit le tissus et fit lâcher quelques boutons. Il l'allongea sur le lit, la tête à la place habituelle de ses pieds mais elle ne se souvenait même plus dans quel sens elle dormait. Il passa une main le long de sa colonne vertébrale jusqu'à l'attache de son sous-vêtement qui ne mit qu'une seconde pour se défaire. Elle pensa rapidement qu'il avait une sacré technique pour le faire d'une seule main. Mais il devait avoir beaucoup d'expériences. Elle oublia cela en sentant la dentelle être enlevée et jetée elle ne savait où. Ca lui était de toute façon égale. La bouche si chaude qui lui procurait tant de plaisir s'attaquait à sa poitrine libérée.


Elle se cabra pour lui faire comprendre qu'elle aimait ce qu'il lui faisait. Elle tira d'ailleurs un peu plus sur la chemise qu'il portait. Il se redressa et la fit passer par dessus sa tête et elle suivit le chemin du soutien gorge. Il se plaqua contre elle. Ses seins se pressaient contre son torse musclé, elle pouvait sentir la chaleur de son corps. Elle laissa ses mains reprendre leur place dans son dos, les faisant courir sur toute la longueur.


Il l'embrassa profondément. Son corps était parfaitement dans l'ambiance, une bosse dans son pantalon qui frottait contre sa petite culotte. Sa jupe était relevée sur sa taille. Sa main titillait la pointe d'un sein. Leur respiration devenaient de plus en plus chaotique. Leur étreinte de plus en plus sensuelle. Il abandonna ses lèvres et descendit le long de son corps féminin, déposant des baisers tout le long. Il arriva à son ventre et cela lui fit creuser les reins sous le plaisir. Il passa une de ses mains sous ses reins et la souleva tout en se servant de l'autre pour enlever la culotte. Une fois passer ses fesses, il relâcha ses hanches et descendit. Il posa ses lèvres sur son mont de Vénus.


Heureusement qu'elle prenait un peu soin d'elle malgré qu'elle n'avait pas de rapports intimes avec un homme. Elle aurait eu honte de se montrer sinon. Qu'une telle pensée puisse se faire dans son cerveau embrumé par les sensations qu'il lui faisait ressentir. Elle s'occupa elle-même de sa jupe en soulevant encore une fois ses hanches et rapprochant celles-ci de la bouche de son amant. Il jetta enfin la culotte. Il était à genoux sur le lit et la regardait voracement.


Il déboutonna son pantalon tout en ne la quittant pas des yeux. Il prit en même temps le vêtement et le sous-vêtement montrant dans toute sa splendeur son pénis fièrement dressé. Elle ferma les yeux en pensant qu'il serait bientôt en elle. L'anticipation de ce fait lui fit encore plus d'effet qu'elle pouvait le dire. Quand elle rouvrit les yeux il n'avait pratiquement pas bougeait mais il n'avait plus son pantalon. Il posa ses mains sur le lit de chaque côtés de ses flans.


- “Es-tu sûre ?”, demanda-t-il difficilement, les dents serrées par l'effort que lui avait demandé cette phrase.


Elle lui répondit d'un signe affirmatif de la tête. Il se rallongea donc sur elle et prit sa bouche. Elle pouvait sentir son sexe se loger entre ses cuisses. Elle les avait écarter et reserrées autour de sa taille. Elle n'avait pas besoin de plus de préliminaires mais il semblait penser autrement. Il malaxa sa poitrine d'une main tandis qu'il suçait l'autre. Cependant elle n'allait pas tenir longtemps avant de jouir. Elle essaya de le lui faire comprendre en lui agrippant les fesses et se déhanchant contre son pénis. Il donna un coup de bassin mais continua sa lente torture sur la poitrine sensible de la jeune femme.


Il mima le balancement de la pénétration mais sans entrer en elle. Elle se sentait de plus en plus proche de l'extase. Pouvait-elle vraiment jouir seulement car qu'il s'occupait de ses seins ? Il ne fallut que quelques secondes de plus pour le prouver. Elle sentit chaque parcelle de son corps se mettre à vibrer de plaisir pour finir en quelques soubresauts la laissant sans force. Il n'avait cependant pas fini avec elle. Il descendit en une trainée de baisers pour glisser sa langue entre ses lèvres intimes.


- “Ton goût est exquis. Ta jouissance à une saveur si suave”, et il replongea entre ses cuisses.


- “Grey vient, je t'en pris”, dit-elle en ronronnant de plaisir sous cette bouche experte.


Il devait également être arrivé à sa limite car il remonta et tout en l'embrassant. D'un coup de rein puissant, il entra en elle. Elle exhala un long gémissement couvert par son grognement de plaisir. Il resta quelques secondes sans bouger. Elle prit le relais en haussant les hanches. Il commença doucement à bouger puis il sortit d'elle pour replonger tout aussi brusquement que la première fois. Il reproduisit ce mouvement plusieurs fois avant de rester ancré en elle et de mouvoir ses hanches de plus en plus vite.


Elle sentit son esprit partir encore plus vite dans l'extase. Cette fois elle essaya de se contenir. Elle voulait connaîre la joie de jouir en même temps que lui. Elle enfonçait de plus en plus ses ongles dans son dos pour se retenir. Les mouvements devinrent plus profond jusqu'à ce qu'elle le sente lâcher prise. Elle put enfin se laisser aller en un cri.


Il reposait sur elle de tout son poids mais cela ne la dérangeait pas. Elle avait presque oubliée ce que cela faisait. Elle se sentait bien et ça faisait longtemps. Il n'en fallut pas plus pour qu'elle laisse le sommeil prendre le dessus. Elle ne sentit pas quand Grey s'écarta d'elle et s'allongea à côté le souffle court. Il se passa les deux mains sur ses yeux en réalisant qu'il n'avait pas mis de protection. Et il supposait que Lucy n'ayant plus de relation intime ne prenait pas la pillule. Bizarrement cette pensée qui aurait dû lui faire si peur n'eut pas l'effet attendu. Il n'arrivait pas à regretter ce qui venait de se passer. Même si elle oui, même si elle ne l'aimait pas comme lui l'aimait, même si elle avait été la fiancée de Natsu, même si cela ne devait plus jamais se produire.


- “Lucy ? Je suis amoureux de toi. Et cela depuis longtemps. Avant même la disparition de Natsu. Peut-être l'a-t-il compris ? Et c'était la raison pour laquelle il ne voulait pas nous présenter. Il devait savoir que mes sentiments seraient corroborés si je te connaissais vraiment. Maintenant que c'est le cas, je pense que j'aurais peut-être mis notre amitié en péril pour te conquérir. Cela sera plus difficile de m'éloigner de toi maintenant. Mais je ne pense pas que ce qu'il vient de se passer entre nous signifie autant pour toi que pour moi. Qui aurait penser que je deviendrais aussi sentimental ? C'était juste un oubli, une consolation, même si j'y ai mis tous mes sentiments. Au fond de moi, j'espère me tromper”, dit-il en déposant un baiser sur sa joue avant de ramasser les vêtements au sol.


Il posa ceux de la blonde sur une chaise et enfila les siens. Il prit les lettres dans le sac à main et sortit de la pièce. Il savait que malgré l'énergie dépensée, il n'arriverait toujours pas à dormir. Il passa sous la douche quand il arriva dans sa chambre. Il aurait voulu grander l'odeur de Lucy sur lui mais il savait qu'il ne pourrait pas se concentrer dans ce cas-là. Il s'allongea avec les différentes feuilles. Surtout celles où il mentionnait la mort de son ami. Il ne plongea dans un sommeil peuplé des moments vécus avec Lucy.
Le garde du corps

Le lendemain matin, il fut réveillé par la sonnerie de son téléphone. Il tendit la main et le récupéra sur la table de nuit.


- “Quoi ?!”, ronchonna-t-il.


- “Je croyais que l'on devait se voir de bonne heure ce matin pour une réunion”, dit Léon.


- “Putain, je me suis endormi sans mettre l'alarme sur le portable ! Désolé mais j'ai peu dormi. Je m'habille et je te rejoins dans le jardin. On sera à l'abri d'oreilles indiscrètes”,  il raccrocha.


Il se demandait si ce qu'il s'était passé la veille au soir avec Lucy était un rêve ou pas. Il vit ses vêtements de hier dans la panière dans la salle de bain. Sa chemise avait bien subi l'assaut de la jeune femme. Il se passa de l'eau sur le visage pour bien se réveiller. Cela allait être une journée pleine de moments importants. Le début des investigations sur le meurtrier de Natsu, la mise en place de son plan pour le démasquer et revoir celle qui est devenue son amante. Enfin prêt, il descendit rejoindre son coéquipier.


-  “Bon alors qu'est-ce qu'il s'est passé hier soir pour que vous partiez ainsi ?! Il est arrivé quelque chose ?”, demanda Léon dès qu'il vit Grey arriver.


- “Il s'avère que la première lettre, celle qui avait pris l'eau, était extrèmement importante. Quand Lucy l'a lu, elle a compris que ce type avait provoqué la mort de Natsu. Il l'avait écrit dans sa lettre. Seulement comme nous n'avions pas toutes les données, on ne pouvais pas comprendre. Il semblerait que ce ne soit pas un défaut du matériel mais bien un acte malveillant. Par contre je ne sais pas s'il voulait sa mort ou juste le blessé. Il veut Lucy au point de faire un acte aussi grave. Il est plus dangereux que l'on ne le croyait. Il va falloir le trouver vite avant qu'il agisse envers Lucy. J'ai un plan. Je vais me montrer près d'elle et faire faire courir le bruit que je suis son nouvel amant. Cela va attirer
l'attention de ce fou sur moi. On aura plus qu'à le faire sortir du bois pour m'attaquer. Je pense que je vais demander à Luxus de propager l'info dans la caserne. C'est surement un de ses subordonnés qui est à l'origine de tout ça. Ils sont les seuls à avoir pu atteindre le matériel d'intervention”, expliqua le brun.


- “C'est risqué, d'autant plus s'il se met en colère. Il pourrait prendre Lucy pour cible car elle ne l'a toujours pas remarqué durant tout ce temps”, contra Léon.


-  “Ce serait un meilleur plan !”, intervint Lucy par derrière.


- “Qu'est-ce que tu fais là ?”


- “Je t'ai vu sortir par la terrasse. Il me semblait bien que tu devais rejoindre Léon pour lui expliquer. Mais revenons au plan. Je pense qu'il vaut mieux attirer l'attention sur moi. De plus depuis le temps, il a dû comprendre qu'il n'arriverait à rien en s'en prenant à mes proches comme avec Natsu. Il est mort il y a plus d'un an et je ne me suis pas intéressée à lui, qui qu'il soit. Il a agressé un de mes clients en pensant que j'étais attirée par lui et je ne l'ai toujours pas approché. Si une troisième personne intervenait, cela prouverait véritablement que je ne le vois pas. Et là il se retournerait contre moi sauf que vous seriez là pour le stopper. C'est plus facile de surveiller la cible que de l'être non ? Alors faisons ça !”, finit-elle de dire en croisant les bras pour cacher son tremblement.


Elle avait entendu la conversation des deux hommes et elle ne voulait pas qu'un autre soit blessé ou tué par sa faute. Elle devait prendre ses responsabilités. Elle avait peut-être fait quelque chose qui l'avait induit en erreur. Elle comprenait tout de même que ce type n'était pas net mais il avait bien fallu un déclencheur, surtout s'il était suffisamment normal la plupart du temps pour pouvoir être pompier et passer les évaluations psychique de contrôle habituelles dans ce corps d'intervention.   


Vu la façon dont Grey la regardait, il n'avait pas l'air d'accord avec cette idée. Elle allait devoir trouver d'autres arguments.


- “Je pense comme Lucy. Nous aurons plus de l'attitude pour intervenir s'il est focalisée sur elle. Il voudra peut-être intervenir plus près plutôt qu'attendre qu'elle vienne à lui. On l'aura à ce moment-là. Tu sais que se sera le mieux. Elle ne risquera rien. On ne la quittera pas d'une semelle”, intervint Léon.
 
- “D'accord”, fut tout ce que répondit Grey avant de se retourner et de rentrer dans la maison.


- “Ne t'en fais pas pour lui. Il n'aime pas que ses idées ne soient pas les meilleures. Il va se calmer. On se revoie plus tard”, et il prit le même chemin.


Elle resta dehors à penser à ce qu'il allait arriver maintenant. Elle espérait que ce meurtrier se dévoilerait rapidement. Elle était un peu mal  l'aise depuis hier soir. Grey semblait ne pas avoir le même problème. Il avait plus d'expériences il faut le dire. Elle n'aurait jamais pensé faire l'amour à nouveau. Non, elle ne devait pas dire ça. C'était du sexe, du sexe de consolation. Il n'y avait pas eu d'amour. Elle ne comptait pas tomber à nouveau amoureuse. Quand on perdait la personne aimée, cela faisait trop mal.


- “Mademoiselle Lucy ! Le petit déjeuner est prêt sur la table”, interpella une servante.


- “Grey ne déjeune pas ?” , demanda-t-elle en arrivant dans la salle à manger ?


- “Non. Il devait aller voir Luxus Drayer pour la liste des pompiers et aussi pour lui expliquer ce qu'il allait devoir raconter aux autres pour attirer l'harceleur”.


- “Mais on aurait dû d'abord se concerter pour savoir que dire ! Si ce type est vraiment une sorte d'amoureux, il a dû me suivre et me connaître suffisamment pour savoir ma façon d'être. Grey ne me connait pas assez pour inventer une histoire correcte”, s'exclama la blonde.
 
- “Si je pense pouvoir dire qu'il te connait bien. D'après ce que j'en sais, Natsu lui a beaucoup parlé de toi. De plus tu es une personne sincère et honnête. Tu nous montres tout de suite la sorte de personne que tu es. Il est facile de te cerner”.


Cette affirmation ne lui faisait pas vraiment plaisir. Cela voulait-il dire qu'elle était ennuyeuse ? Quoique cette dernière année, on ne pouvait pas dire que sa vie ait été palpitante. Elle agissait de façon à se protéger et à correspondre à ce que les gens voulaient d'elle.


Ils finirent leur repas avant le retour de Grey. Elle décida de partir avec Léon car elle avait un rendez-vous 45 minutes plus tard. Elle ne pouvait se permettre d'attendre. Léon appela un taxi et il la suivit de loin. Il devait rester dans l'ombre même si le plan n'avait pas encore commencé. C'était Grey qui devait se montrer. Il la rejoignit 10 minutes après le début de sa rencontre avec une futur marié assez angoissée.


Il resta en retrait pendant toute la durée. Il était peut-être un ancien soldat mais il connaissait ses limites. Celle d'une femme hystérique à propos des fleurs de table n'était certainement pas dans ses compétences. En regardant Lucy faire avec calme, il était vraiment impressionné. Elle était plus complexe que ce qu'il imaginait. Cela ne la rendait que plus précieuse. Il avait littéralement fui ce matin en partant chez Luxus. Il savait que son idée était celle qui avait plus de chance de fonctionner. Mais la mettre volontairement en danger lui faisait sentir ses entrailles se tordre. Il avait ressenti la peur enfin c'était ce qu'il croyait. Car celle qu'il endurait maintenant n'avait aucune mesure avec celle qu'il avait sur le champ de bataille.


La future mariée partit enfin. Il s'approcha de Lucy pendant qu'elle notait des choses sur un carnet. Il prit la place de l'autre femme et attendit encore. Dans ce métier, sans patience rien n'était possible. Tout de même il pensait qu'elle le faisait un peu exprès. Cette partie d'elle, fière, lui plaisait décidemment beaucoup. Il ne put retenir un sourire.


- “Je peux savoir ce qui te rends si joyeux ?!”, s'énerva-t-elle en voyant un petit rictus apparaître.


- “Rien !”, il ne voulait pas la braquer.


Elle replongea dans son écriture. Il la suivit tranquillement quand elle retourna à son bureau.


- “Pourquoi tu ne reçois pas tes clients ici ?”, demanda-t-il pour rompre le silence.


- “Car c'est plus convivial dans le salon. Il montre notre côté créatrif. C'est ce que veulent les clients”.


- “Tu sais qu'il va falloir que tu sois un peu plus chaleureuse si tu veux faire croire que tu as un faible pour moi”.


- “Je le sais mais quand nous sommes à l'intérieur, je ne vois pas à quoi servirait de jouer la comédie”.


- “Jouais-tu la comédie cette nuit ?”, il n'avait pu retenir cette question face à son attitude froide.


Lucy serra les poings. Elle n'aurait pas dû laisser ce moment de faiblesse prendre le pas sur sa conscience.


- “Non. Mais cela ne veut pas forcément dire que je ressente quelque chose pour toi. J'avais juste besoin de réconfort”, dit-elle calmement.


Son ressenti changea en voyant un petit sourire ironique sur le visage du brun. Il ne semblait pas croire ce qu'elle venait de dire. Il était plus perspicace que ce qu'elle pensait. La connaissait-il vraiment aussi bien ?


- “Bon, alors s'il n'y a besoin d'aucun sentiment, alors on pourra recommencer”, cette affirmation et cette lueur dans son regard lui donna des frissons qui se propagèrent jusque dans son bas ventre.


Heureusement c'est à ce moment que choisit de sonner son téléphone. Mira l'appelait pour lui dire qu'elle avait 2 nouveaux clients pour des soirées de bienfaisance. Leur carnet de réservation ne cessait de grossir. Cela la réjouit jusqu'à ce qu'elle releva les yeux elle retrouva son plus gros problème devant elle. Elle aurait bien aimé l'éviter mais ce n'était malheureusement pas possible. Ils devaient se montrer pour que le plan fonctionne.


Durant la semaine qui suivit, ils se montrèrent proches pendant des soirées professionnelles avec une couverture médiatique. Elle ne recut pourtant pas de nouvelles du harceleur ni par lettre, ni par la présence d'un des pompier de la liste. Ils se seraient trompés sur les suspects ? Le seul qu'elle rencontra était Luxus quand il venait prendre Mira après le travail.


Elle se demandait s'il n'avait pas abandonné. Ce serait une bonne nouvelle d'un côté mais de l'autre ils n'attraperaient pas le meurtrier de Natsu. Et la police ne ferait rien. Elle n'allait pas re-ouvrir une affaire considéré comme un accident juste parce qu'une lettre sous-entendait vaguement un possible meurtre.


- “Pourquoi j'ai accepté alors que c'est ma journée de repos ?!”, soupira Lucy le mercredi soir suivant.


Elle n'avait pu dire non à son père lorsqu'il avait demandé sa présence lors d'une de ses soirées. Grey et Léon avait pensé que c'était aussi une bonne idée qu'elle et Grey soient vu ensemble en dehors du travail. Surtout lors d'une fête organisée par le père dans leur manoir.


- “Car tu ne peux pas toujours refuser”, intervint une voix masculine derrière elle, alors qu'elle s'était retranchée sur la terrasse.


- “Tu m'as fait peur de t'approcher furtivement comme cela Sting. Et toi qu'est-ce que tu fais ici ?”, demanda Lucy.


- “Cela fait plusieurs mois que mon père n'a pas été vu avec une autre personne que ma mère. Il faut montrer la bonne entente dans la famille. Ca donne confiance pour les possibles pigeons, je veux dire clients”.


- “En clair tu t'es fait pièger comme moi !”


- “Je n'ai pas pu refuser quand c'est ma mère qui me l'a demandé après que j'ai refusé la tentative de mon père”.


Lucy rit face au visage enfantin qu'il présenta en parlant de son incapacité à refuser face à sa mère. Elle essaya en premier de se retenir pour ne pas se faire remarquer mais elle ne réussit pas.


- ”J'ai au moins pu jouer le rôle de clown pour toi. La soirée n'est pas complètement râtée”.


- ”Oh, pauvre petite chose. Je suis sûre que tu en as profité pour prendre les numéros de toutes les belles femmes de la soirée, qu'elles soient célibataires ou pas !” dit-elle en faisant semblant de le gronder.      
 
 - ”Eh, j'ai une conscience ! Je ne prends pas les femmes mariées. Enfin pour dire vrai je ne les prends plus. C'est trop compliqué et ma conscience s'est éveillée. Mais si je t'assure !" s'exclama-t-il devant son scepticisme.


- “C'est ta vie, tu peux en faire ce que tu veux".


- “Ça ne te gênerait pas ?!"s'écria-t-il.


- “En fait si mais je n'ai pas voix au chapitre".


- “Non, ton avis compte beaucoup".


- “Alors disons que je suis contente que tu ais arrêté".


- “Je peux te demander un truc ? Il y a une femme qui me plait vraiment. Ne fais pas cette tête. Je ne peux pas passer de femme en femme toute ma vie ! Cependant elle ne réagit pas à mes tentatives de rapprochement. Comment faire ?"


- “Tu sais comment séduire une femme Sting".


- “Séduire pour la mettre dans mon lit mais pas pour une relation. Il faut quelque chose en plus, je l'ai compris. Tu es une femme, qu'est-ce qu'il te plairait par exemple ?" demanda-t-il en la regardant fixement pour la faire parler.


- “Je ne sais pas. On est toutes différentes. Tu connais des choses qu'elle aime ? Tu pourrais t'y intéresser. Une femme apprécie toujours qu'on lui montre de l'intérêt, qu'on la prenne en compte”, ajouta-t-elle.


Un bruit de pas se rapprochant se fit. Lucy se retourna pour voir Grey arriver avec deux verres dans les mains. Il semblait en colère. Il tendit une des boissons à la blonde.


- ”Bonsoir. Je me présente Grey Fullbuster et vous êtes ?”


- ”Je m'appelle Sting Eucliff, je suis un ami de Lucy et vous ? “


- ”Disons que l'on est proches” dit le brun en se mettant entre les deux.


- ”Alors les rumeurs sur toi sont vraies ? Tu as enfin fini ton deuil et tu as un petit ami ?” demanda Sting.


- ”Comme me l'ont répété de nombreuses personnes, je ne peux pas vivre avec un souvenir toute ma vie. Mais ce n'est pas une raison pour s'interposer comme cela entre un ami et moi Grey ! On ne faisait rien de mal. Je lui donnais des conseils”.


- ”Mais non, il a parfaitement raison. Il faut protéger ce qui nous appartient !” avoua Sting.


- ”Ce qui nous appartient ?!! C'est quoi ça ?! Un acte de propriété ? De l'esclavage ? De la domination ? Franchement si tu penses comme cela, tu ne risques pas de séduire celle que tu aimes ! Nous les femmes ne sommes pas des objets !!”


- “Ce n'est pas ce que je voulais dire. Lucy ! "mais elle était déjà partie.


- “Elle est déjà pas facile mais vous avez choisi ce qu'il fallait le moins dire, bravo !" se moqua Grey.


Il rencontrait Sting pour la première fois cependant cet homme ne lui plaisait pas. Il devrait l'avoir à l'oeil. Surtout vu l'attitude qu'il avait avec Lucy.
 
- “Par contre vous êtes qui ?”, demanda le blond en le fixant, n'ayant pas cru au couple.


- “Un ami très proche de Lucy. Pourquoi ?”, dit-il soupçonneusement.


- “Pour rien. C'est rare de la voir avec un homme. Je ne sais pas si vous le savez, elle avait un fiancé qui est mort. Elle a eu personne depuis".


- “Comment vous le savez ! Elle vous intéresse ?”


- “J'étais dans la même caserne de pompier que lui. C'était un ami”.


Grey avait des doutes. S'il avait été un vrai ami, il l'aurait dit en premier. Oui cet homme ne lui plait pas ! Il avait deviné que lui et Lucy n'étaient pas aussi proche qu'ils le disaient. A moins qu'il avait suivi la jeune femme et qu'il savait donc qu'ils se connaissaient depuis peu.


Sting partit dans la salle en ne s'excusant même pas. Grey s'en foutait un peu des bonnes manières mais cela l'horripila. Il fit le tour de la pièce mais ne vit pas Lucy. Il prit son portable pour l'appeler et il trouva un appel en absence. Il avait mis son téléphone sur vibreur et il ne l'avait pas senti. C'était Léon qui lui disait que la blonde avait quitté la soirée et qu'il la suivait avec sa moto.


Le brun se joignit à un groupe que lui avait présenté Lucy et entama la conversation. Il rassembla peu de renseignement sur Natsu. Apparemment le couple ne venait que peu dans ce genre de soirée. C'était vrai que son ami n'était le genre à être à l'aise dans ce genre de réception. Il en apprit beaucoup plus sur Lucy et son père. Elle était aimé dans ce monde de faux semblant. Elle provoquait aussi des jalousies. Leur couple en faisait parti. Il reçut plusieurs propositions. Pas de quitter Lucy mais d'avoir des aventures discrètes. Il ne donna pas de réponses directes pour éviter de les braquer. On ne savait pas quand il aurait besoin d'autre informations.


Il s'intéressa aussi aux rumeurs sur Eucliff. C'était la même que lui avait donné Luxus. Il se comportait de la même façon en société et à la caserne. Un play-boy bout-en-train. Il ne put creuser plus profondément. 2 heures étaient passées depuis le départ de Lucy. Il décida de rentrer, ne voulant pas être trop indiscret. Il prit la voiture qui était restée au parking et amenée par le voiturier. L'héritière Heartfilia avait pris un taxi.


Il réfléchit pendant le trajet sur ce qu'il dirait à la jeune femme quand il la verrait. Elle était partie en colère contre Eucliff mais aussi contre lui, il le savait. Cela le faisait enrager que cet imbécile était proche d'elle. Et encore plus de devoir s'excuser de sa réaction envers ce type.


Il entendit son téléphone sonner. A cette heure-ci, il eut un peu peur surtout qu'il n'avait pas reçu de message de Léon disant qu'ils étaient bien arrivés au manoir. Il ne voulut pas attendre d'être lui même rentré. Il repéra une sortie d'autoroute pour pouvoir lire le message qu'il avait eu. Cependant quand il voulut ralentir pour prendre l'embranchement, il ne réussit pas. Il avait beau appuyer sur la pedale, il ne freinait pas. Pire la pédale s'enfonçait jusqu'au plancher. Les freins avaient lâchés !


Il y avait les barrières du péage qui étaient bientôt à portée. Il devait trouver un moyen car malgré l'heure, il y avait du monde à cette sortie. Il prit la décision de tirer le frein à main qui n'était heureusement pas lié à la pédale de freins. Les roues se bloquèrent. Il allait trop vite pour se stopper avant de rentrer dans les véhicules devant. Il décida de foncer sur le bâtiment en beton qui jouxtait la cabine. Il comptait sur ses réflexes et sur l'airbag pour s'en sortir.


Le bruit de la tôle qui se pliait fut assourdissant. Les personnes que Grey avait évitées sortirent de leur véhicule et regardèrent la voiture qui avait le capot en accordéon. Certains s'approchèrent pour porter secours au brun. Ils ne réussirent toutefois pas à ouvrir la porte conducteur.


- “Monsieur, vous m'entendez ?! Monsieur ?”


Grey était inconscient, la tête ensanglanté et pendante sur le côté.


- “Il ne faut pas le toucher avant l'arrivée des secours. On ne sait pas si on ne risque pas d'agraver ses blessures”, intervint une femme.


L'homme fut d'accord mais il décida tout de même de rentrer dans le véhicule en passant par la portière arrière. Il prit le pouls du jeune homme. Il semblait normal.


- “Monsieur est-ce que vous m'entendez ?”, continua de dire.


Grey remua un peu. Il revenait à lui alors qu'au loin, la sirène des secours retentissait. Les pompiers s'occupèrent de désincarserrer le brun. Il remuait de plus en plus. Il lui mit un collier cervical et le transposèrent sur la civière.


- “Lucy”, murmura-t-il.


- “Monsieur, ne vous inquiétez pas, nous vous emmenons à l'hôpital”, dit un secouriste.


La police était en train d'interroger les passagers des autres véhicules pour comprendre l'accident. Un pompier appela un policier en disant que le blessé voulez parler. Grey avait reprit connaissance. Il voulait signaler aux autorités qu'une tentative d'assassinat avait été perprétrée sur Lucy. En fait sur eux deux car ils auraient dû rentrer ensemble. Il était certain que les freins avaient été trafiqué.


Il leur parla de l'affaire et donna le nom de l'inspecteur qui s'occupait du dossier. La déclaration était difficile avec la poitrine qui avait été comprimée mais il tint bon. Il demanda à ce que Léon soit appelé. L'ambulance partit après cette demande.
Le garde du corps

- “Monsieur Léon Bastia ? Bonsoir je suis l'agent Mitobe. Je vous appelle car monsieur Grey fullbuster vient d'avoir un accident de voiture. Il est en ce moment mené à l'hôpital de Momoï. Une enquête est en cours”.


- “Comment ?”, fut tout ce que Léon trouva à dire sous le choc.


- “D'après son témoignage, les freins ne répondaient plus”.


- “Il était donc conscient ?! Il est gravement blessé ?!”


- “Il était éveillé et cohérent. Il nous a dit que vous étiez garde du corps et qu'il semblerait que ce soit une tentative contre votre cliente. L'inspecteur qui va s'occuper de l'affaire voudra vous poser des questions”.


- “Pas de problèmes. Vous avez le numéro pour me joindre. S'il n'y a rien d'autres, je voudrais prévenir notre mère et aller à l'hôpital”.


- “Bien sûr”, le policier entendit la tonalité prouvant que Léon avait raccroché.


Le garde du corps alla taper à la porte de la chambre de Lucy.


- “Je suis désolé. Je t'ai réveillée ?”


- “Non. Il y a un problème ?”, demanda la blonde.


- “Grey vient d'avoir un accident. Il est à l'hôpital. Je voudrais m'y rendre mais je ne partirais pas sans toi. Il faut que je te surveille”, il avait à peine fini sa phrase que Lucy s'avança vers sa penderie, prit une robe et sans se préoccuper l'échangea contre sa nuisette.


- “Je suis prête”, dit-elle en passant des ballerines.


Ils choisirent de prendre la moto de Léon après une petite vérification de l'appareil.


- “Pourquoi as-tu regardé ta moto ?”


- “Grey pense que les freins de la voiture ont été touchés. Cela veut dire que quelqu'un a essayé de te tuer. On ne sait jamais si j'ai été repéré ou si nous avons été suivi et qu'il s'en est pris à ma moto”, il lui enfila le deuxième casque et ils prirent la direction de l'hôpital sous les indications de la jeune femme.


Ils arrivèrent aux urgences et demandèrent des nouvelles à l'accueil. Ils furent dirigés vers la salle d'attente du bloc opératoire.


- “Nous venons pour Grey Fullbuster. Je suis son frère Léon Bastia”, signala-t-il à l'infirmière.


- “Votre frère souffre d'une fracture du poignet droit ainsi que du cubitus et des côtes cassées. Il est opéré en ce moment. Le chirurgien viendra vous voir après. Il a aussi une légère commotion cérébrale. Au scanner, il n'y avait pas de caillot de sang”, annonça la femme en uniforme blanc, bien qu'elle ait eu un instant d'hésitation face à la différence de nom avec le blessé.


Lucy aussi fut étonnée de cette filiation. Il le vit.


- “Je t'expliquerais mais avant je dois appeler notre mère”, il composa un numéro sur son portable.


- “Allo, maman ? Je suis désolé de te déranger. Grey a eu un accident. Mais ne t'inquiète pas, juste 2 fractures et une petit commotion. Pour les fractures, il sera surement plâtré et pour la commotion, vu que le crâne est vide, il ne doit pas y avoir de dommages !”, il rit un peu.


Il parla encore 2-3 minutes et raccrocha. Il serra les poings puis se tourna vers la blonde. Elle était assise sur un siège et regardait ses mains. Il se doutait qu'elle s'en voulait de l'accident. Elle devait aussi pensait à son ex-fiancé.


- “Lucy ! Ce n'est pas de ta faute. C'est les risques du métier. Ce n'est pas la première fois qu'il est blessé, ni la dernière. Ca lui remettra peut-être les idées en place, ce petit coup”.


- “Si vous...”


- “Il aurait pu être blessé lors d'une autre mission. Quand on nous appelle, généralement c'est que la menace est vitale. Et nous sommes en première ligne de mire”.


Elle ne dit rien mais une larme perla.


- “Bon, tu ne voulais pas savoir pour Grey et moi ?”, détourna-t-il l'attention.


- “Si”.


- “Nous sommes tous les deux orphelins. Notre mère Oul Milkovich. Nous a recueilli. C'est une scientifique qui travaille en Artique, une glaciologue. Elle étudie la glace et tous ces dérivés. Bien sûr quand elle a eu notre garde, elle travaillait en laboratoire. Ils ne nous auraient pas confié à elle s'ils avaient su qu'après nous allions passé une grande partie de notre enfance dans les pôles de la Terre. Elle nous a officiellement adopté mais nous a laissé chacun le choix de garder notre nom de famille. Grey et moi avons perdu chacun nos parents dans des accidents. Ils ne nous ont pas abandonné. Nous les aimions et nous avons donc décidé de conserver un lien avec eux par nos patronymes. Cela ne nous empêche pas d'être une famille. J'ai 2 ans de plus que Grey mais c'est difficile de jouer au grand frère avec lui. Voilà...”


Il fallut un moment à la jeune femme pour digérer toutes ses informations. Comme elle ne disait rien, Léon se dit qu'il n'avait rien à perdre à raconter la suite.


- “Quand j'ai eu 18 ans j'ai intégré l'armée. Je voulais un peu plus d'aventure dans ma vie. Il n'y a pas beaucoup de chose à part la glace là où nous étions. Mais cet environnement nous avait appris à survivre dans des conditions extrêmes, ce qui a été un point positif pour l'armée. Il semblerait que les lettres que j'envoyais, car je ne pouvais rentrer que rarement, ont donné des idées à Grey. Ma mère me l'a reproché. Il s'est également engagé. Au bout du compte, il a été plus doué que moi. Il a intégré les forces spéciales. Son calme l'a bien aidé. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais il s'est un peu plus renfermé. Après une mission longue, il n'a pas renouvelé son contrat et il a ouvert son agence de sécurité. Je l'ai rejoins 18 mois plus tard. Je ne le regrette pas bien que me faire commander par ce morveux...”


Un petit rire féminin le fit sourire. Lucy sortait enfin de sa flagélation. Il n'osa pas parler du lien entre Grey et Natsu.


- “Alors vous avez été longtemps en pays de glace ?”


- “Oul a décidé que pour le lycée nous devions être scolarisés. On a donc passé ces années au pays. Elle n'avait pas vendu la maison familiale, on y est retournés vivre”.


- “Ce doit être là qu'il a connu Natsu”, murmura la blonde.


- “Oui”.


Un homme habillé de vert passa les portes de la salle d'attente. Léon et Lucy se levèrent à son arrivée.


- “Vous êtes de la famille de monsieur Grey Fullbuster ?”


- “Je suis son frère”.


- “Bonsoir, je suis le docteur Sorinosuke. Nous avons réduit ses fractures. Il a aussi une légère commotion cérébrale. Nous allons le garder ce week-end et si tout va bien, il pourra rentrer chez lui. Il ne faut pas qu'il se surmène et qu'il fasse trop d'effort pendant 3 semaines, le temps que ses fractures se résorbent. Il a eu beaucoup de chance. Les pompiers ont dit que le choc avait été violent. Il a eu de bons réflexes aussi. S'il n'avait pas retiré ses jambes de dessous du tableau de bord, il aurait pu les perdre. Bon je vous laisse. Il va être amené dans sa chambre. Il n'a pas été entièrement anesthésié, il sera donc réveillé, si vous voulez le voir pour être plus serein”, le chirurgien partit.


- “Tu vois, qu'est-ce que je t'avais dis ! Il en faut plus pour l'avoir. Par contre être immobilisé pendant 3 semaines... Ca va être les semaines les plus longues pour nous ! On va devoir supporter sa frustration”.


Ils sortirent de la salle pour attendre l'arrivée de Grey. Un bracard avec le concerné pénétra dans une chambre. Ils laissèrent le temps aux infirnmières pour l'installer. Dès que les brancardiers ressortirent, ils allèrent aper à la porte. Une infirmière leur demanda d'attendre un peu plus. Au bout de 5 minutes, ils purent entrer.


- “Tu n'es pas à l'article de la mort. Sinon tu n'aurais pas réussi à faire de l'effet à ces femmes. Elle te trouve sexy. Ce qu'il ne faut pas entendre !”


- “Merci de ton inquiétude Léon. Tu peux partir !”


- “Oh tu es de mauvaises humeurs petit-frère ? Oui, j'ai dit à Lucy notre lien de parenté. Elle nous plaint Oul et moi d'avoir du te supporter”, sourit l'ainé.


Grey n'avait pas quitté Lucy des yeux. Elle avait le visage baissé et les mains serrées l'une contre l'autre.


- “Bon cette attente m'a donné soif. Lucy tu veux bien rester avec le grand blessé ? Je vais chercher à boire. Tu veux quelque chose ?”, elle ne répondit que par un mouvement négatif de la tête.


- “Lucy ?”, demanda Grey quand Léon sortit.


- “Je vais demander à mon père de rompre votre contrat”.


- “Est-ce que c'est car je n'ai pas pu te protéger ? Tu as raison, j'aurais dû éviter que quelqu'un approche de la voiture. Tu aurais pu te trouver à l'intérieur...”


- “Ce n'est pas ça ! Tu aurais pu mourir ! C'est trop dangereux. Je...”


- “Cela t'a rappelé Natsu ? Mais Lucy, c'est mon métier d'être face au danger”.


Elle se tourna pour partir.


- “Tu n'as pas ton mot à dire. Le contrat sera rompu !”


- “Lucy, ce n'est pas en m'éloignant de toi que tu changera quelque chose. Même si je suis viré, je continuerai. Tu es devenue trop importante. Et je dois aussi le faire pour Natsu”.


- “D'accord, pour Natsu. Mais il est plus question que tu restes à me protéger, ni près de moi !”


- “Tu ne penses pas que c'est trop tard ? Si je venais à mourir dans 6 mois, un an, tu crois que ça fera moins mal ? Que ce que tu ressens sera moins douloureux ?”


- “Je ne ressens rien pour toi ! C'était juste pour faire semblant je te rappelle !”


- “Ah oui ? Même la nuit que nous avons passé ensemble ?”


- “C'était juste que j'avais besoin de réconfort et que tu te trouvais là !”


- “Vraiment ? Tu ne pourras pas vivre toute ta vie en t'empêchant d'aimer et de souffrir en cas de perte”.


Lucy sortit et claqua la porte. Une infimière passant par là, fronça les sourcils.


- “Vous êtes dans un hôpital et les heures de visites sont largement dépassées !”   


L'héritière s'appuya contre le battant et réfléchit à ce que Grey venait de dire. Elle n'y réussit pas. Elle était encore trop bouleversée. Cela ne faisait que quelques jours qu'ils se connaissaient et pourtant... Elle imagina apprendre sa mort comme il avait dit dans plusieurs mois. Elle eut le coeur serré. Était-il vraiment trop tard ? Peut-être. Elle se demanda pour la première fois si elle aurait souhaité ne pas avoir rencontré Natsu pour ne pas souffrir autant. La réponse était non, sans hésitation.


Elle rentra à nouveau dans la pièce. Grey la fixa sans rien dire. Elle s'approcha et s'assit sur la chaise à côté du lit. Elle posa son front sur le bord. Il glissa sa main valide dans ses cheveux. Elle leva sa main pour recouvrir celle masculine et elle pleura. Il ne dit rien. La porte s'ouvrit et Léon apparut. Le brun lui fit signe de sortir.


Elle se calma peu à peu en hoquetant


- “Je ne veux pas...”


- “Quoi ?” demanda-t-il.


- “Perdre quelqu'un d'autre”.


- “Malheureusement tu ne peux décider ce genre de chose. Il faut vivre intensément et ne pas y penser. Cela ne doit pas guider ta vie. Natsu n'aurait pas voulu te voir comme ça”.


- “Je sais. Mais pourquoi faut-il que j'ai un faible pour les hommes qui risquent leur vie pour les autres ?! Pourquoi ne pas tomber amoureuse d'un bureaucrate ?”


- “Ah tu avoues enfin que tu es amoureuse de moi ! Il était temps”.


- “Je te signale que l'on ne se connait que depuis une dizaine de jours ! Et je n'ai pas dit que je parlais de toi en disant amoureuse. Je parlais de Natsu”.


-  “Tu peux bien me laisser un peu d'espoir. Je suis blessé”.


- “Je ne vois pas le rapport”.


- “En pensant que tu es amoureuse de moi et que tu prendras soin de moi quand je reviendrai au manoir, la douleur est moins forte”.


- “Tu racontes n'importe quoi. Je me demande comment tu peux avoir la réputation d'homme à femmes avec de telles répliques. Elles n'étaient intéressé que par ton physique et ton statut de soldat, non ?”


- “Ne me fais pas rire ! J'ai mal aux côtes. Mais ça doit aller mieux vu que tu me taquines ! Bon si tu n'es pas amoureuse, je vais m'intéresser aux infirmières qui elles sont douce avec moi. Je vais...”, il fut baillonné par les lèvres de Lucy.


Les pulsations cardiaques de Grey s'emballèrent. Le monitoring montrait les chiffres qui augmentaient de 86 à 110. Ils se séparèrent mais il fallut quelques secondes avant le retour à la normale. La jeune femme sourit en voyant cela.


- “Il semblerait que tu ne sois pas si indifférent. Quels sont donc tes sentiments ? Tu es amoureux de moi ?”, voulut-elle le nargué.


Il se figea et ses yeux devinrent tendres. Il leva son bras où se trouvait la perfusion et la posa sur la joue qui portait encore des trainées de larmes séches.


- “Oui”, fut sa seule réponse.


Lucy rougit face à cet aveu, sans qu'il essaye de nier ou d'éluder. Elle savait qu'il était assez franc au point d'en être rude mais pas à ce sujet. Son corps à elle s'était aussi figé cependant son coeur échappait à tout contrôle. Elle avait l'impression que les battements devaient s'entendre et peut-être même se voir !


- “Il est tard et les heures de visites sont largement dépassées. Il vaut mieux rentrer et te laisser te reposer. D'ailleurs Léon met bien du temps pour chercher des boissons ?! Il s'est peut-être perdu, je vais le chercher”.


Elle se leva en faisant racler la chaise au sol. Elle faillit s'y prendre les pieds en se retournant trop vite.


- “A demain !”, dit-elle le laissant face à son dos puis à la porte.


Elle longea le couloir sans remarquer qu'elle était passée devant le deuxième garde du corps. Il entra rapidement dans la chambre de son frère.


- “Je ne poserai pas de questions. Ne t'inquiète pas, je veille sur elle”, il sortit pour rattrapper la blonde.


Il la trouva à côté de la moto qui heureusement été garée sous un lampadaire. Il n'osa pas lui faire de reproche sur l'inconsidération de sa sécurité, en pleine nuit, sur un parking presque vide. Il lui donna son casque et monta sur l'engin. Dès qu'elle s'assit derrière lui, il démarra et partit pour le manoir.


A leur arrivée, elle descendit et entra. Il retrouva son casque sur la desserte à la porte. Il supposa qu'elle ne voulait pas parler et était montée dans sa chambre.


Effectivement, elle fit cela et s'allongea sur son lit. Elle avait encore la presque confession de Grey qui résonnait dans sa tête. Elle attrappa son oreiller et se tourna sur le dos. Elle n'aurait pas pensé qu'il avait ce genre de sentiment pour elle. Une attirance, oui mais pas des sentiments aussi profond. Elle pensait également qu'il ne dirait pas ses mots à la légère, juste pour un béguin.


Elle se disait cela mais ils ne se connaissaient pas depuis longtemps non plus. Peut-être... Non, c'était un ami de Natsu. Toutes ses pensées, toutes ses émotions étaient sans dessus-dessous ! Elle se retourna sur le ventre et cala son visage dans l'oreiller. Elle voulait réfléchir encore mais la fatigue, la baisse d'adrénaline et le soulagement qu'il s'en soit sortit laissa place au sommeil.
Le garde du corps

Le lendemain, elle était à la table du petit-déjeuner quand elle fut rejoins par Léon.


- “J'ai appelé l'hôpital ce matin. Grey va bien, pas de complication dans la nuit. Après un contrôle, tous risques de commotion seront écartés. Je vais t'emmener au boulot et vers les 14h, Luxus Drayer restera avec toi et ton associée. J'irai chercher Grey à l'hôpital”.


- “Ce n'est pas un peu tôt pour sortir ?!”


- “Si. Cependant cette tête de mule demande déjà à sortir. Il va signer un consentement de sortie pour dégager toutes responsabilités à l'hôpital en cas de complications. Quand je disais que sa tête était vide, en voilà la preuve. Ou alors il n'a pas confiance en moi pour te protéger. C'est vrai que pour un type habitué à tout gérer, savoir la femme qu'il aime en danger sans pouvoir la protéger se doit être dur. J'ai entendu la fin de votre conversation hier soir, désolé. Mais c'était un secret de polichinelle de toute façon”, dit-il en réponse à son étonnement.


Ils finirent leur café et ils allèrent au bureau de Lucy. La matinée ne se passa pas aussi calmement qu'ils l'espéraient. Un journal avait publié un article sur l'accident de la veille. Il relatait même ce que Grey avait raconté à l'agent sur place : les freins, les menaces envers Lucy. Le téléphone n'arrêtait pas de sonner depuis leur arrivée. Mira et Lucy devaient tout de même décrocher au cas où ce serait des clients.


“Pas de commentaires” a été répété plusieurs dizaines de fois par Mira qui avai fini par répondre seule. Lucy s'était retranchée dans son bureau au lieu de la salle commune qui donnait sur la rue car le devant de l'immeuble était envahi par les journalistes. Léon était à l'intérieur à surveiller les différentes entrées.


Il se demandait comment faire car dans ces conditions pas questions pour lui de partir chercher Grey à l'hôpital. Il n'eut d'ailleurs pas à y réfléchir beaucoup. Le concerné arriva en taxi devant la porte. Il était accompagné de Luxus. Le blond traçait un chemin en force dans ce rassemblement. Ils réussirent à passer. Léon leur ouvrir rapidement en repoussant les microphones dirigés vers son frère.


- “Comment ?”


- “Cette histoire passe à la télévision. C'est comme cela que j'ai su. J'ai contacté Luxus en sachant que tu ne viendrais pas. Ils ne voulaient pas que je parte seul malgré les papiers signés !  Et de toute façon, ce tapage c'est de ma faute. Je n'ai pas fait attention quand j'ai parlé hier. Il devait y avoir un journaliste ou autre dans les badauds, regardant mon évacuation vers l'hôpital. Ou alors, une fuite venant des policiers. Quoiqu'il en soit, ce n'est pas possible pour toi de gérer seul cette protection”.


- “Et toi Grey, tu n'es pas en état de le faire. Tu as tout le bras dans le plâtre !  Sans oublier tes côtes !”


- “C'est pour cela que je vais parler avec Lucy. Elle travaillera depuis le manoir. Il y a assez d'espace. Et pour les visites en extérieur, Mira s'en occupera. N'est-ce pas ?”, dit Grey en se tournant vers la concernée.


- “Pas de problème. Mais le plus difficile sera de convaincre Lucy”.


- J'en fais mon affaire !”, et il se dirigea vers le fond où se trouvait le bureau de la jeune femme.


Il ne prit pas la peine de taper à la porte fermée. Il entra et alla s'asseoir sur une chaise devant la table de travail.


- “Qu'est-ce que tu fais là ?! Léon a parlé d'aller te chercher cet après-midi”.


- “Avec tous ces journalistes devant l'immeuble, c'était même pas la peine qu'il sorte en te laissant seule !”


- “Je n'aurais pas été seule. Il y a Mira”.


- “Ah bon ? Pourtant quand Luxus est venu me chercher à l'hôpital, il m'a dit que tu avais donné congès à Mira pour 2 semaines. C'est vraiment étrange, tu ne trouves pas ?”


- “Ils avaient parlé d'aller faire une croisière tous les deux. Comme Luxus a des jours de congès à rattraper, sinon il allait les perdre, autant qu'ils en profitent maintenant”.


- “Tu penses vraiment que je vais croire à cette coïncidence ? Tu décides de lui accorder du temps libre juste au moment où les menaces contre toi se font plus sérieuses ?  D'ailleurs, elle a autre chose en tête. Vous allez travailler depuis le manoir et elle fera les visites avec les clients. Tu t'occuperas de toute la paperasse. Pas la peine d'argumenter ! Tu es en minorité sur le sujet ! En plus, ne pouvant me déplacer facilement, ce sera plus pratique pour moi de veiller sur toi. Moi aussi il va falloir que je me contente de la paperasse. Léon s'occupera de l'enquête sur le terrain. Si tu compte désobéir, il faudra que je t'accompagne et n'étant pas au mieux de ma forme, je ne pourrai pas veiller sur toi et je risque même de me mettre en danger. C'est à toi de voir”.


Elle le fusilla du regard. Il savait très bien que présenté comme cela, il n'y avait qu'une possibilité. Elle ne ferait jamais rien pour le mettre en danger. Il resta là, tranquille pendant quelques minutes puis il se leva.


- “Je vois que l'on est sur la même longueur d'ondes. Je vais prévenir les autres que c'est arrangé”.


-” Dans ce cas c'est toi qui prendra en charge les vacances de Luxus qu'il risque de perdre !”


- “Pas de problème”, il referma la porte plus doucement qu'à l'aller.


- “Elle est d'accord. Je vais me jeter en pâture aux fauves dehors pendant que vous emmenez tout ce dont vous avez besoin pour gérer votre affaire du manoir. Par contre je commence à avoir mal à la tête donc si ça pouvait durer le moins possible. Préparons le déménagement comme cela il n'y aura besoin que d'un seul voyage”.


Lucy sortit de son bureau avec un carton de rangement. Elle y avait déjà mis des papiers. Elle demanda à Mira de ranger les échantillons et autres plans. Il fallut qu'une dizaine de minutes. La plupart des informations pour les clients étaient sur ordinateur et elles pourront les consulter depuis n'importe où. Grey prit une grande inspiration et il sortit. Il avait devant lui une meute de personnes qui avançaitent leur micro et dictaphone en posant plein de questions qu'il ne comprit pas dans le brouhaha.


- “Vous êtes bien Grey Fullbuster, le garde du corps de Lucy Heartfilia ? Vos blessures sont le résultats d'une tentative d'assassinat sur l'héritière Heartfilia ? Il y a une rumeur disant que vous êtes sont fiancé. Vous n'avez pas peur ? Son dernier fiancé à trouvé la mort ! Certains parlent d'une malédiction sur les Heartfilia. Layla Heartfilia a trouvé la mort jeune, elle aussi. Il est vrai qu'elle a reçu des menaces de mort ?.....”


- “Je ne peux répondre à aucunes questions car je ne comprends pas quand vous parlez tous en même temps. Un par un, s'il vous plait. Vous !”, demanda-t-il en montrant un homme en costume gris à rayures.


- “Kirito Masamune, est-il vrai que les freins de la voitures que vous conduisiez hier soir ont été trafiqués ?”


- “Je ne peux en être sûr. La voiture est en train d'être examinée”, il montra quelqu'un d'autre.  


- “Lisa Niko, êtes-vous le garde du corps de mademoiselle Heartfilia ou son petit copain ?”


-” Je suis son petit-copain mais également garde du corps. C'est mon métier, je dirige une société de sécurité”.


- “Gidéon Okami, croyez-vous à la malédiction sur la famille Heartfilia ?”


- “Je n'avais jamais entendu parler de cela. Et je n'y crois pas”, il fit signe à un autre et il vit la voiture de Luxus partir avec Lucy et Mira à son bord.


- “Mahiro Mazumi, si les freins de la voiture ont bien été trafiqués, la tentative d'assassinat vous visez vous ou mademoiselle Heartfilia ?”


Grey regarda fixement cet homme. C'était le premier à poser une vraie question pertinente. Il n'avait pas encore la réponse lui-même.


- “Je ne sais pas. Ce sera à la police de le déterminer. Bon, veuillez m'excuser mais comme vous le voyez, je ne suis pas en grande forme. Voilà mon taxi qui est arrivé. Mais s'il vous plait, ne harcelez pas Lucy. Elle est encore sous le choc. Elle a besoin de calme. En plus en nous tournant autour, si la menace de meurtre est avérée, vous risquez d'être dans la ligne de mire”, il clopina jusqu'au taxi qui s'était garé le long du trottoir.
Le garde du corps

Ils aménagèrent la petite salle à manger. Ce serait plus facile d'y travailler à deux. A trois en fait. Grey amena les dossiers qu'il avait rassemblé sur l'affaire. La fin d'après-midi se passa calmement. Les rendez-vous pour le lendemain avaient été pris. Les clients savaient que c'était Mira qui viendrait. Certains avaient rechigné. Une mère qui allait marier sa fille aurait préféré avoir la fille d'un grand magnat comme employée. Elle avait menacé d'aller trouver une autre agence. Lucy qui était à bout avec ce qu'il était arrivé ces derniers jours, lui avait dit de faire ce qu'elle voulait.


Mira et Grey faisaient profil bas. Ils avaient déjà eu beaucoup de chance et ils ne voulaient pas exagérer. Léon, lui était allé questionner les voituriers de la soirée pour savoir si quelqu'un s'était approché de la voiture. Il revint bredouille. D'autant plus que les flics étaient déjà passés et qu'ils avaient demandé de se taire sur l'affaire. Il rapporta tout ce qu'il savait au brun.


- “On devait se doutait qu'ils feraient ça. C'est une grosse affaire pour eux. Les Heartfilia ont beaucoup d'influence dans le coin”.


- “Comment tu veux t'y prendre maintenant ?”


- “As-tu demandé des renseignements sur Eucliff ?”


- “Oui. Il était un habitué de ces réceptions il y a quelques années mais plus maintenant. Il utilise parfois les chambres de l'hôtel. Toujours avec une femme différente. Son passé de play-boy n'est pas vraiment du passé. Et toi ? tu en as su plus de par Luxus ?”


- “J'ai essayé de ne pas trop en demander. Ils travaillent ensembles. Et tu sais comment on est dans ce genre de métiers à risques. C'est “une famille” comme à l'armée”.


- “Mais tu penses toujours qu'il pourrait cacher un truc.”


- “Oui. S'il n'est pas le coupable, il sait peut-être qui l'est !”


Le majordome tapa à la porte pour annoncer que l'heure du diner était arrivée. Les 2 jeunes hommes allèrent vers la salle à manger principale. Lucy les y rejoignit. Elle était allée prendre une douche dans sa chambre. Le repas se passa en silence. Grey essayait de manger sans en mettre de partout, Lucy ruminait ses pensées et Léon ne savait pas quoi dire.


Chacun retourna ensuite à leur chambre. Grey regardait encore les fragments qu'il avait en sa posséssion. Ceux sur la mort de Natsu. Il trouvait qu'il y avait trop de coïncidences. Il entendit frapper à la porte.


- “Entrez !”, s'exclama-t-il.


Ce qui était plus pratique que de se déplacer dans son état. Lucy se tenait dans l'encadrement et ne semblait pas avancer plus.


- “Un problème ?”


- “Je peux... Je viens de voir les infos. Pourquoi te faire passer pour mon petit-ami ?! Tu vas encore plus attirer l'attention de ce type sur toi !”


- “C'est mieux que sur toi”, répondit-il.


Elle se dirigea vers lui. Il ne pouvait se redresser rapidement dans la position où il était. Il se cala plus sur son siège. Il savait que la conversation allait être longue. Il eut tort en cela. Elle le prit par le devant de la chemise et l'embrassa sur les lèvres. Elle inséra sa langue entre les siennes. Il se laissa faire sous le coup de la surprise. Il y répondit peu de temps après. Il voulait en profiter avant qu'elle n'entre dans le vif du sujet.


Les mains féminines glissèrent vers le col et caressa la nuque brune. Il exhala un soupirs de contentement. Elle recula légèrement pour mieux le fixer. Il ne dit rien attendant l'attaque. Il eut encore tort. Elle ouvrit les pans de la chemise doucement, lui laissant le temps de refuser.


Il ne comprenait pas bien. Il espérait d'un côté qu'elle continue jusqu'au bout mais d'un autre côté, il ne savait pas s'il pouvait assurer. Elle écarta les 2 côtés de la chemise. Il fut bloqué par le platre de son bras. Elle s'occupa de son torse avec ses lèvres. Ses muscles se contractèrent et le firent souffrir. Il essaya de retenir le gémissement, hélas de douleur. Il n'y réussit pas. Elle stoppa ses mouvements et le regarda en face, à genoux sur le sol entre ses jambes.


- “Pardon. Je crois que c'est impossible, affirma-t-il.


- “Décidemment je ne t'apporte que du mal depuis que l'on se connait”.


- “Qu'est-ce qu'il y a Lucy ? Il me semblait que nous en avions parlé à l'hôpital ! D'ailleurs tu as fuis”.


- “C'est car tu t'es mis à parler sentiments. Je n'ai pas besoin de ça, Grey ! J'ai décidé d'avoir une relation physique avec toi”.


- “Quelle girouette tu fais ! Un coup tu dis m'aimer et l'instant d'après que c'est juste physique ? Bon je vois bien que mon physique t'attire énormément mais pas seulement”.


- “Grey, il faut que tu retourne à l'hôpital ! Il semblerait que tu ais des signes de troubles mentales dû à ta commotion ! Tu te penses irrésistible ?”


- “Il me semble t'avoir dit de ne pas me faire rire Lucy !”, hoqueta-t-il.


Elle passa sa main sur sa joue souriante. Elle aimait l'entendre rire. Il ne l'avait pas beaucoup fait depuis leur rencontre. Bien sûr le contexte ne s'y prêtait pas.


- “Et si je commençais à t'aimer et qu'il t'arrivait quelque chose ?” demanda-t-elle tristement.


- “Lucy, tu ne fais aucun métier à risque et pourtant tu es en danger de mort. On ne peut rien prévoir dans la vie”, il la laissa un moment réfléchir.


Elle posa ses mains sur les cuisses du jeune homme. Il crut qu'elle allait se redresser et s'éloigner de lui. Elle ne le fit pas, au contraire, elle se rapprocha. Elle tira sur l'élastique du jogging qu'il portait. Il n'avait réussi qu'à enfiler cela avec ses blessures et son plâtre. Elle descendit également le caleçon. En quelques dixièmes de secondes il réalisa ce qu'elle allait faire. La partie qui allait être concernée mit encore moins de temps pour se dresser du plaisir anticipé qu'elle allait recevoir. Elle baissa la tête et le prit entièrement.


Grey voulut prendre doucement la tête blonde montante et descendante entre ses mains. Il la cogna avec son plâtre. Ses gestes étaient saccadés. Il s'excusa mais elle en fit aussi peu de cas que du choc sur son crâne. La respiration du brun s'accéléra, son coeur cognait dans sa cage thoracique, heurtant presque ses côtés cassées. Mais il ne lui dit pas d'arrêter.


- “Même une fellation était meilleure avec une personne qu'on aime”, pensa-t-il.


La jeune femme s'activa de la main, de la langue et de la bouche en reponse aux gémissements de Grey. Il ne lui fallut que quelques minutes de plus pour recevoir son plaisir dans la gorge. Elle avala consciencieusement et recula la tête. Elle n'osa pas regarder le jeune homme en face. Elle rougit en pensant à la façon dont elle s'était jeté sur lui. Il lui prit le menton et releva son visage. Il lui sourit tendrement, toutefois il avait encore le regard empreint de désir et de jouissance.


- ”Je t'aime", ces mots venaient de sortir tout seul de la bouche de Lucy.


Grey écarquilla les yeux.


- “Je ne m'attendais pas à ce que tu me le dises si vite. Je pensais qu'il allait falloir que je te pousse dans tes derniers retranchements pour que tu avoues m'aimer. Il s'est passé quelque chose depuis hier ?" demanda Grey, étonné.


- “Je croyais mettre remise de la mort de Natsu mais je ne faisais que me protéger des autres. A part Mira et Luxus, je me suis coupée de mes amis. Je n'ai continué à les voir que parce que Mira travaille avec moi et qu'elle et Luxus ont refusé de me laisser dans ma solitude. Ensuite un certain empêcheur de tourner en rond et arrivé et commença à me donner des ordres. Il a réveillé ma fierté, ma part féminine. Il a remis de la couleur dans mon monde. J'ai voulu repousser tout ça mais je n'ai pas réussi” avoua Lucy.


Grey voulut se lever mais il n'y réussi pas. Lucy le prit sous l'épaule pour l'aider.


- ”Tu peux m'emmener jusqu'au lit ?” demanda-t-il.


Il était vraiment dans l'impossibilité de le faire lui même et cela le gênait. Elle le guida doucement. Elle ne voulait pas vexer Grey surtout qu'ils étaient dans un sujet trop important pour que la fierté du jeune homme se mette au milieu. Il s'assit puis roula doucement sur le lit. Il prit la main de la blonde et l'attira vers lui. Elle comprit qu'il voulait la garder. Elle s'allongea dos à lui. Il passa son bras valide par dessus et se colla à elle.


-” Tu regrettes notre rencontre ?” demanda-til contre son oreille.


-”Oui et non. Avec tout ce qu'il arrive, je suis un peu embrouillée”, elle voulut se tourner vers lui mais elle cogna contre son bras droit plâtré.


Elle l'entendit distinctement retenir son souffle sous la douleur.


-”Il vaut mieux que je parte. Tu as mal. Je vais te donner tes comprimés”.


-”Non, ils m'endorment et je veux continuer à réfléchir à qui pourrait s'en prendre à toi.”


-”Pas question. Tu risque de retarder ta guérisson en luttant contre la douleur”, elle se leva.


-”Tiens prends-les, s'il te plait Grey”, dit-elle en tendant 2 gélules d'anti-douleur.



-” Reviens alors pour que puisse m'endormir tranquillement en te sachant en sécurité contre moi”.


Elle hésita puis lui obéit.


-”Je t'aime Lucy, depuis longtemps. Je pense que c'est en partie pour cela que Natsu n'a pas voulu que l'on se rencontre. C'est vrai que certaines de ses précédentes petites amies m'avaient fait des avances quand il nous a présenté. Cependant il savait que je n'avais jamais répondu. J'étais encore dans l'armée quand vous vous êtes rencontrés et il m'avait laissé un message le soir même de votre rencontre. Il me disait qu'il avait rencontré la femme de sa vie. Quand je suis rentré 1 mois après votre soirée, il y avait bien une vingtaine de messages. Il s'était mis à parler de mariage en si peu de temps que j'ai eu peur. Je l'ai appelé alors que je n'avais même pas défait ma valise. J'ai eu beau dire qu'il s'emballait mais il disait que tu étais extraordinaire. J'ai donc pensé à lui remettre les idées en place pendant ma permission. Il prenait toujours des congès pour me voir comme je te l'ai déjà dit et il me présentait son amie du moment. J'ai attendu mais il est arrivé tout seul. Il m'a bombardé de photos, d'anédoctes et tout. Je lui ai demandé pourquoi tu n'étais pas venu pour rencontrer le meilleur ami de l'homme que tu disais aimé et il m'a répondu que c'était lui qui n'avait pas voulu. J'ai eu beau le questionner, il ne répondit rien d'autre. Un fois le week-end passé et Natsu rentré, j'ai enquêtais sur toi. Et comme tu t'en doute je n'ai rien trouvé de répréhensible”.


- ”C'est vrai qu'il n'avait pas voulu que je vienne. J'étais pourtant curieuse du fameux “glaçon” dont il me parlait tout le temps” murmura-t-elle.


- ”Je suis reparti 3 semaines en mission. A mon retour, il m'a téléphoné pour me dire qu'il allait faire sa demande. Je lui ai demandé de venir pour le week-end. Je lui ai dit encore une fois que c'était trop rapide, qu'il fallait que vous vous connaissiez mieux. C'est là qu'il m'a montré la vidéo de cette fameuse soirée à la caserne. J'ai pu te voir rire, parler, chanter et même saoule. Sur cette vidéo, tu étais resplendissante. A un moment c'est Natsu qui tenait la caméra. Tu t'es tournée vers lui, tu as souri et tu lui a dit que tu l'aimais. Tu avais les joues un peu rouge, un sourire magnifique et tant d'amour dans les yeux. Je me suis dit que j'aurai aimé que ce soit à moi que tu le dises. J'ai été choqué par cette pensée.


-” Ne me dis pas que...”


-”Si, c'est lors de cette soirée de visionnage que je suis tombé amoureux de toi. Tu étais rayonnante, amusante... J'ai vu beaucoup de tes qualités sur 2 heures de vidéo. Mais ce qui m'a fait irrémédiablement tombé amoureux c'est ta réaction face au baiser que Natsu a donné à son coéquipier !”


-”Oh non ! Cette partie aussi ? Mitobe est un homme marié mais avec un coup dans le nez, il est devenu entreprenant. Natsu n'était pas mieux à cette heure de la nuit. Il a invité son ami a danser. Ils étaient collés l'un à l'autre et Musamune a fait la grande scène de séduction et ils se sont embrassés. Sa femme Haruhi et moi  avons vu rouge quand ils ont dit que c'était tout aussi bon qu'avec nous. Nous nous sommes approchées et ils ont eu peur. Ca les a en partie dégrisé”.


- “Et c'est là que...”


- “Elle m'a prise par surprise. Quand j'ai vu le choc sur leur visage, j'ai approfondi le baiser. Ils sont devenus pâle quand nous nous sommes séparées et que nous avons dit que c'était vrai que c'était même mieux. Qu'ainsi nous aurions moins de problèmes entre femmes qu'avec des hommes stupides. Ils sont venus s'excuser”.


- “En tout cas vous avez bien dû exciter les mecs présents !”


- “J'ai eu plusieurs déclarations les jours suivants. Je dois dire que j'étais moi aussi assez pompette pour faire ça !” rit Lucy.


- “D'un côté Natsu était jaloux mais de l'autre il était fier de toi. C'est pourquoi il m'a montré cette vidéo. Il n'a d'ailleurs pas voulu me la laisser. J'ai dû en demander une copie à Luxus. Il parait qu'il y en a plusieurs qui circulent. Mais je me suis écarté du sujet. Ce petit brin de folie est complètement irrésistible. Natsu s'est surement aperçu de quelque chose car il parla moins de toi durant le week-end. On s'est un peu éloigné après ça. Je ne sais pas si c'était car il avait peur que je tente un truc ou si c'était pour ne pas me faire de peine ?”


- “Grey, tu as plein de femme qui te tournent autour, comment une simple vidéo aurait pû te faire...”


- “Je me suis plusieurs fois posé la question. Je n'ai pas trouvé de réponse. Surtout que tu étais la fiancée de mon meilleur ami. J'ai essayé d'oublier et j'ai fréquenté plusieurs femmes dans le civil et dans l'armée. J'ai cru y avoir réussi. Cependant au moment où j'étais au plus mal par rapport à une mission, c'est ton image qui est apparue et elle m'a sauvé ! J'ai quitté l'armée et créé ma société. C'est à cette époque que Natsu... Je n'ai pas osé me présenter aux funérailles. Mon ami était mort et moi j'avais convoité la femme qu'il aimait”.


- Mais tu n'as rien tenté ni de son vivant ni même après l'enterrement”.


- “Non, je ne m'en sentais pas le droit. Je prenais tout de même des nouvelles par Luxus. Et quand il a appelé pour m'expliquer la situation, je n'ai pas hésité. Je savais que je devrais retenir mes sentiments pour te protéger efficacement. Je n'y ai pas réussi. Tu mets ma tête, mon coeur et mon corps sans dessus-dessous !”


- “Tu crois que Natsu en pense quoi de ce qui arrive ?”


- “J'aime à penser qu'il serait d'accord. Lui et moi savons que je ne le remplacerais jamais dans ton coeur.”


- “Je ne vous compare pas. C'est difficile à dire, c'est différent. Mais je pense aussi qu'il serait d'accord pour que les 2 personnes qui l'aimaient et que lui aimait soit ensemble. Enfin c'est peut-être simplement ce que j'aimerais qu'il dise”.


Elle n'eut aucune réponse, il s'était endormi. Elle se tourna vers lui et le regarda pendant un moment. Elle n'avait pas voulu retomber amoureuse mais maintenant que c'était fait et malgré la peur de le perdre, elle ne le regrettait pas. Elle leva le bras pour lui caresser doucement le visage, elle cogna contre son plâtre.  


Pour ne pas lui faire mal, elle décida de retourner dans sa chambre. Elle alla au lit en espérant que bientôt serait découvert l'homme qui la pourchassait. Elle s'endormit en rêvant de Natsu et de son acceptation.
Le garde du corps

Il était très tôt, le soleil venait à peine de se lever quand le portable de Lucy sonna. Elle vit appaître sur l'écran le nom de Sting. Elle se demandait ce qu'il pouvait bien lui vouloir à cette heure-ci.


- “Lucy, je suis désolé de l'heure qu'il est mais je viens de finir ma garde à 6h et j'aurais aimé te parler. On peut se voir ?” demanda-t-il sans même un bonjour.


- “Il y a un problème ? Si ce n'est pas urgent, on peut se voir dans la semaine car je ne peux pas sortir de l'enceinte du manoir pendant quelques jours”, expliqua-t-elle à moitié réveillée.


- “Oui, j'ai appris ce qu'il était arrivé. C'est urgent. J'ai rendez-vous aujourd'hui avec la femme que j'aime. Je ne veux pas faire de bourde et tout râter. Elle ne me donnera peut-être pas d'autre chance. Tu m'avais dit que tu m'aiderai !”


Elle lui avait effectivement promis. Elle réfléchit et décida d'un compromis.


- “Je ne peux pas sortir mais on peut se voir dans le jardin du manoir. Attend ! Je m'habille et je te rejoins au portail de l'entrée ouest”.


Elle pensa qu'ainsi elle serait en sécurité et aussi qu'en évitant le portail principal, les gardes n'irait pas réveiller Grey pour lui demander si Sting était autorisé à entrer. Elle pensait qu'il en était un peu jaloux.


Elle arriva et vit Sting qui l'attendait. Il avait un petit sac avec le nom d'une pâtisserie-boulangerie dessus et un porte gobelet d'où provenait une bonne odeur de café. Elle entra le code et le fit entrer. Ils s'installèrent dans la folie proche et être ainsi à l'abri de la rosée matinale.


- “Tu compte l'emmener où ?” commença Lucy.


- “J'avais pensé l'emmener voir le jardin Hime puis de l'inviter au restaurant du même nom. Ca ne fait pas trop mielleux ? J'ai beaucoup réfléchi à ce que tu m'avais conseillé, alors qu'est-ce que tu en dis ?”


- “Je ne la connais pas, mais moi j'adorerai ! Vous pourrez parler tranquillement dans un endroit romantique qui la mettra à l'aise. En plus le restaurant est très renommé. J'espère que tu as réservé car je ne suis pas sûr que ton nom suffira”.


- “Tant mieux ! Je te remercie. Tu es merveilleuse. La meilleure !”


- “Je ne pense pas que tu devrais dire ça devant la femme que tu aimes, elle risque de mal le prendre” sourit-elle en buvant le café qu'il lui avait apporté.


- “Et toi tu vas bien ? J'ai appris qu'il était arrivé un accident avec ce type. Qu'il était blessé. Il ne te convient peut-être pas. Je peux prendre des congès et te protéger si tu veux ! C'est le moins que je peux faire pour la fiancée d'un ami et coéquipier”.


- “Ca va aller, merci. Je ne veux pas te mettre en danger. Surtout maintenant que tu es enfin tombé amoureux ! Elle doit être exceptionnelle pour avoir réussi à capturer ton coeur de play-boy”


- “C'est comme ça que tu me voyais ?”


- “Il n'y a pas d'autre mot, tu sais. Je te signale que lors de notre seule sortie ensemble, tu es parti avec mon amie Kanna. D'après ce que je sais vous avez passé 2 jours à l'hôtel”.


- “Je me demande comment tu t'en es aperçu alors que tu n'avais d'yeux que pour Natsu ! Si tu m'avais montré un peu d'intérêt tout cela ne serait pas arrivé !”


- “Qu'est-ce que tu veux dire par tout ça ?” demanda-t-elle en s'appuyant sur la table en béton de la folie.


Elle avait la tête qui tourne et elle avait du mal à garder ses yeux ouverts. Elle essaya de se lever mais ses jambes se dérobèrent. Elle tomba en partie sur la table et renversa le gobelet de café.


- “Sting... Que...”


- “Tu n'as pas l'air bien. Ne t'inquiètes pas, je te ramène chez nous” entendit Lucy avant de perdre totalement connaissance.
Le garde du corps

- “Grey ! Réveille-toi ! On a un problème !” hurla la voix de Léon.


- “Qu'est-ce qu'il y a ?” questionna le brun en tendant le bras pour ne pas sentir la présence de Lucy près de lui.


Il était pourtant sûr qu'il s'était endormi avec elle contre lui.


- “Il est 9 heure, Mira est arrivée et on ne trouve Lucy nul part. J'espérais qu'elle soit auprès de toi. Tu ne sais rien ?”


Le blessé se redressa rapidement. Son corps lui rappela son état. Il eut la respiration saccadée par la douleur et par la peur. Comment avait-elle pu disparaître alors qu'elle se trouvait dans un manoir qui a une bonne sécurité ?!


- “Tu as vérifié si elle était sortie ? Elle m'avait pourtant promis de ne pas le faire !”


- “Non pas encore. Je suis d'abord venu voir dans ta chambre au cas où. J'y tout de suite”, il partit en courant vers la salle de contrôle où se trouvait les enregistrements vidéos des caméras extérieures.


Il trouva le gardien endormi. Il le secoua en lui demandant s'il avait vu quelque chose. L'autre ne sut pas quoi dire. Il avait dormi toute la nuit. Léon regarda vers la tasse qui se trouvait sur la table, il put y sentir du rhum. Il ne tirera rien de cet ivrogne. Il regarda les vidéos du portail principal et ne vit aucun mouvement suspect.


Grey le rejoignit. Léon lui expliqua l'état du garde. Le concerné se recroquevilla sous le regard noir du garde du corps.


- “As-tu regardé s'il y avait eu une effraction ou si quelqu'un avait entré les codes d'accès ?”


Léon n'y avait pas pensé. Il le fit sous la surveillance de son frère. Il vit que quelqu'un l'avait fait sur le terminal du portail ouest. Ils regardèrent les caméras concernées. Ils virent Lucy et Sting. Ce la inquiéta beaucoup Grey qui soupçonnait le blond d'être le meurtrier de Natsu et l'harceleur de la jeune femme. Ils les virent entrer dans le jardin mais pas où ils sont allés. La caméra ne filmait que le portail.


Léon y courut suivi difficilement par Grey. Ils ne trouvèrent pas la blonde. Ils cherchèrent aux alentour et ils virent les restes de café et de gâteaux dans la folie. Mais pas de trâce des deux.


- “Ils sont partis ? Putain, on aurait dû regarder la suite de la vidéo avant d'accourrir ici !” s'exclama le blanc.


- “Tu vois l'état  de cette table ! Si Lucy est partie, ce n'est pas consentante ! Cet enfoiré l'a enlevé !” il repartit vers le manoir pour visionner le reste du film.


Il avait raison. On voyait Lucy inconsciente, portée par Sting. Cependant le brun se demanda comment ce dernier sut le code. Il le tapa sans aucunes hésitations. Léon revint de l'inspection du lieu de l'enlèvement. Il avait des gants et dans une de ses mains, il avait le portable de la jeune femme, cassé. Ils ne pourrait donc pas les suivre avec le gps. Grey cogna sur le bureau de surveillance avec son bras plâtré. Il ne sentit pratiquement pas la douleur. Il devait vite retrouver ce salaud avant qu'il ne fasse du mal à Lucy.


Léon appela la police. Ils ne pouvaient pas gérer l'affaire tous seuls. Grey alla dans sa chambre pour prendre le dossier sur Sting Eucliff. Il voulait connaître son adresse même s'il se doutait qu'il penserait à éviter ce lieu trop évident. Il décida d'y faire tout de même une visite. Ils trouveraient peut-être des preuves de là où il avait emmené Lucy.


- “On ferait mieux d'attendre les flics. Il ne faudrait pas que notre intervention le fasse relâché plus tard”.


- “Pour qu'il soit relâché, il faut d'abord le trouver et l'arrêter. Et pour l'instant on ne sait pas où il est, ni ce qu'il est en train de lui faire !”


Léon ne trouva rien à dire. Il prit le volant et ils allèrent à l'appartement du blond. L'homme chargé de l'affaire de Lucy avait été averti de l'enlèvement. Il téléphona à Grey pour avoir des détails.


- “Nous nous dirigeons vers l'appartement d'Eucliff” dit-il au policier.


- “Je ne pense pas qu'il soit aussi bête pour y aller”;


- “Je le sais mais nous trouverons peut-être quelque chose ! Il faudra vous débrouiller pour que si nous trouvions des preuves, le tribunal devra en prendre compte !”


- “Vous savez ce que vous demandez ?! Ce n'est pas possible ! Vous allez entrer par effraction, les preuves seront irrecevables !”


- “Nous ne sommes pas de la police. Nous allons défoncer la porte. Ainsi sachant ce que nous allons faire, il vaut mieux que vous veniez rapidement pour constater les dégats et peut-être que vous tomberez sur quelque chose” expliqua-t-il en essayant de se calmer.


Léon et le lieutenant de police avait raison, il ne fallait pas foncer sans réfléchir. Cet enfoiré risquait d'être relâché mais surtout lui-même risquait de passer à côté d'indices. Son frère se gara devant l'immeuble de haut standing. Soit disant Eucliff voulait se désolidariser de sa famille mais ce n'était pas avec sa paie de pompier qu'il pouvait s'acheter un logement ici ! Ils passèrent outre le gardien de l'immeuble et ils prirent l'ascenceur jusqu'au 7ième étage. Léon enfonça la porte au bout du troisième essai.


Ils entrèrent dans un appartement qui semblait inhabité. Peu de mobiliers, pas de désordre... Grey se dirigea vers la chambre qui avait la porte ouverte. Là non plus rien qui pouvait indiquer où le trouver. Il ouvrit les tiroirs, arracha des vêtements de la penderie pour voir s'il n'y avait pas de cachettes. Léon revint bredouille également.


- “Qu'est-ce qu'on fait ?! Il faut les trouver rapidement !” s'énerva Grey.


Il sentait une douloureuse migraine venir. Il s'assit pour se calmer et se détendre autant que possible.


- “Et si on allait chez ses parents ? J'ai vu dans son dossier que son père gérait en partie l'argent de son fils. Il aura surement une idée” proposa Léon.


- “Tu as raison ! Ce sera difficile de lui faire dénoncer son fils mais je crois qu'il est très attaché à son image, en tout cas plus qu'à sa famille. Partons maintenant avant l'arrivée des flics. Ils risquent de nous faire perdre notre temps”.


Ils repartirent. Le gardien tenta de les arrêter mais Léon lui fit une clé de bras et le relâcha. Ils reprirent la voiture et allèrent vers la nord de la ville. Cela faisait près de 3 heures que Lucy avait disparu. Grey n'osa pas penser à ce qsu'il avait pu se passer pendant ce temps.


Ils firent croire que c'était Jude Heartfilia qui les envoyait; Ils purent passer et furent reçu dans un manoir qui était encore plus richement démonstratif que celui des Heartfilia. Il servait à montrer l'égo du propriétaire.


- “Puis-je savoir pourquoi Jude vous envoie ?” demanda-t-il.


- “Il ne nous envoie pas vraiment mais nous venons pour Lucy Heartfilia. Ce matin votre fils Sting l'a enlevé. Pas la peine de nier, on le voit sur les vidéos de surveillance. Nous souhaitons savoir où il aurait pû l'emmener pour être tranquille ! Avez-vous une maison de vacances ou quelque chose dans le genre pas loin ? Il doit être dans les environs car les gares et les aéroports sont surveillés. Il n'a pris aucun billet d'après la police, donc ?” affirma Grey qui avait reçu l'information du lieutenant pendant le trajet.


Ils entendirent justement des sirènes de police qui se rapprochaient. Le père Eucliff avait gardé le silence jusqu'à l'annonce de la présence du lieutenant.


- “Fullbuster ! Vous avez vu dans quel désordre vous avez mis l'appartement ?! Il va falloir un moment à mes hommes pour trouver des empreintes pour savoir qui est entré par effraction” sourit-il.


- “Que...” hoqueta le père de Sting en comprenant qu'il n'aurait pas d'aide de la part du policier.


- “Alors ?! Vous voulez peut-être que nous appelions les journalistes maintenant ? Ou alors comme c'est une enquête en cours, ils le sauront plus tard et ainsi vous aurez le temps de vous retourner et de trouver quoi dire” proposa Léon.


Il avait pris la conversation en main car sinon Grey aurait pris le type par le col bien qu'il ait un plâtre. Une lueur apparut dans les yeux glacial de l'homme d'affaire. Il alla s'asseoir derrière son bureau comme s'il avait repris contenance. L'idée avait dû lui convenir.


- “Nous avons une maison à 200 kilomètre d'ici, ainsi que des appartements libres dans le quartier de Pocky. Je ne connais pas les adresses exactes. Je vais appeler notre avocat. C'est noté dans ses dossiers. De plus il s'occupe aussi des biens de Sting”, il composa un numéro qu'il semblait bien connaître.


- “Rufus, il semblerait que Sting a fait une bétise. Il aurait enlevé la fille Heartfilia. J'ai la police et des... Vous êtes qui d'ailleurs ?”


- “Ce n'est pas important !” s'écria Grey.


- “Ils veulent les adresses des lieux où Sting aurait pu se cacher. Tu peux trouver les adresses de la maison Ataka et des appartements de Pocky ? Et ceux d'autres endroits ?” expliqua-t-il à l'avocat qui était sur haut-parleur.


- “Pas de problèmes. Je ne pense pas qu'il serait allé là toutefois. La maison Ataka a des gardiens et les appartements sont aussi bien surveillé. Une jeune femme qui serait non consentante ou même inconsciente serait trop repérable. Par contre il y a 4 mois, Sting a acheté une maison sur un grand terrain à la périférie de la ville. Je pensais qu'il s'était intéressé aux investissements immobiliers, ce n'était peut-être pas la raison”.


 - “Où est cette maison ?! demanda le policier.


L'homme donna les renseignements. Grey pensait aussi que cette maison si elle était aussi isolé que le prétendait ce Rufus, était surement la meilleure cachette. Avec Léon, ils suivirent la voiture du lieutenant qui leur ouvrait la voie de circulation
Le garde du corps

Lucy émergeait doucement, l'esprit embrumait. Elle se rappella des dernières paroles de Sting et elle se releva brusquement. Elle regarda autour d'elle, ne reconnaissant pas la pièce, elle eu peur. Grey avait donc eu raison de ne pas faire confiance à l'air innocent de celui qu'elle croyait son ami ainsi que celui de Natsu. Il avait donc assassiné son coéquipier. Mais pourtant il était ressorti gravement blessé de la maison où avait périt son fiancé !


Elle s'assit au bord du lit. Elle avait la tête qui tournait. Il avait dû mettre quelque chose dans son gobelet pour qu'elle soit dans cet état. Elle se regarda et fut en partie soulagée. Elle avait toujours ses vêtements et ils n'étaient pas défaits. Par contre elle vit une chaîne accroché à sa cheville comme celle qui ornait les pieds des bagnards, des fers c'est ça ! Où avait-il trouvé cette chose ?! Etait-elle la première a les porter ?! Elle suivi la chaîne qui était accrochée au pied du lit.


Elle entendit du bruit au dehors. Elle cria pour donner l'alerte. Même s'il s'agissait de Sting, elle devait tenter le coup. Justement c'était lui car elle entendit entrer dans la maison qui ne semblait pas bien grande pour que cela s'entende. Les pas se rapprochaient. Elle chercha quelque chose qu'elle pourrait utiliser comme arme. Elle ne trouva rien.  Il n'y avait dans la pièce que le lit, un baldaquin. Il lui serait donc impossible de le déplacer pour aller à la fenêtre. Les stores laissaient à peine entrer la lumière.


La porte s'ouvrit et Sting lui sourit. Il portait un plateau avec une assiette dessus. Lucy pensa qu'il n'était pas question pour elle de manger ce qu'il y avait dedans. Elle risquait d'être encore droguée.


- “Il est 10h. Tu dois avoir faim.. Tu n'as pris que ton café ce matin. Tiens il y a des croissants. Je sais que tu manges ça au petit-déjeuner” sourit-il tranquillement.


- “Comment tu le sais ? Mais le plus important, où on est et qu'est-ce que tu m'as fait ?!” cria-t-elle.


- “Pas la peine d'avoir peur. Je ne te ferai jamais de mal”.


- “Et tu oses dire ça après m'avoir droguée, avoir trafiqué les freins de ma voiture et m'envoyer des menaces ?! Je ne comprends pas Sting. On est ami pourtant”.


- “Amis ! Tu n'as jamais pensé que puisqu'on avait vécu dans les même conditions et avec des pères qui sont plus préoccupés de leur argent et de leur réputation, on formerait un beau couple ? “


- “Sting, la seule fois où nous avons essayé de sortir ensemble, tu as fini le week-end avec mon amie Kanna. Je ne vois pas comment tu ...”


- “La soirée aurait été mieux si on n'avait pas invité Kanna et Natsu. Je pensais que nous serions plus à l'aise mais j'ai bien vu comment tu as réagi en le voyant. Tu pensais que j'allais tenir la chandelle ?! Mais j'ai fait la bêtise de laisser courir. Je me suis dit que cela pouvait attendre un peu et j'en ai profité pour une dernière aventure. Je n'avais pas vu le risque comme tu n'avais jamais eu de relations sérieuses. Tu étais bien sortie avec des hommes, sans jamais coucher avec eux. Cependant ça a été différent avec lui. Tu as craqué tout de suite. J'ai bien essayer de l'éloigner de toi en lui présentant d'autres femmes, sans résultat”.


- “Tu n'as jamais montré que je t'intéressais !”


- “J'avais ma fierté aussi ! J'ai même prévenu ton père. Il n'a servi à rien comme le mien ! J'ai haî Natsu de t'avoir pris à moi ! D'un autre côté, je le comprenais, tu es une femme merveilleuse. Il est facile de tomber amoureux de toi”.


- “Dis-moi que contrairement à ce que tu as écrit dans ta lettre, tu n'as rien à voir avec sa mort ! C'était ton ami et ton coéquipier”.


- “Tu as donc lu mes lettres. Pourtant tu n'as pas réagi ! Elles t'étais donc égales ?”


- “Je n'en ai pris connaissance qu'il y 2 semaines. Le jour où tu m'as appelé à mon bureau. Car c'était bien toi, n'est-ce pas ?”


- “Oui c'était moi. J'en avais marre d'attendre un geste ! Et pourquoi tu ne l'as su qu'à ce moment là alors que cela faisait des mois que je te les envoyais ?”


- “Les premières ont été interceptées par mon père et la dernière par Mira. Ils me l'ont caché jusqu'à...”


Elle n'osa prononcer le nom de Grey. Elle avait peur de sa réacion.


- “Mais revenons à Natsu. Tu n'as pas répondu”.


- “C'était vraiment un ami. C'est pour cela que je lui ai laissé une chance. Je savais que le destin allait choisir le meilleur pour toi. C'est pour ça que j'ai trafiqué nos bouteille d'oxygène et leur détendeur. On est entré tous les deux dans cette fournaise. C'est moi qui en suis ressortis. C'était la preuve que nous étions fait l'un pour l'autre”.


- “Comment tu peux dire ça ?!! Tu avais l'avantage de savoir ce qu'il se passait ! Tu savais que tu allais manquer d'oxygène alors que lui a dû paniqué ! Il étais mon âme soeur, l'homme que j'aimais !!!”


Elle oublia la prudence sous la douleur de ces paroles. Elle se jeta sur lui pour le frapper, lui faire mal comme il lui avait fait mal. Et pour venger Natsu. Elle n'avait malheureusement pas assez de force. Il la stoppa rapidement et la plaqua sur le lit.


- “Pourquoi lui ? Pourquoi pas moi ?!!!! Et maintenant il y ce Grey ! Je vais m'occuper de lui et ainsi on pourra être ensemble”.


- “Tu as essayé de me tuer !”


- “Non, jamais !”


- “Ah oui et les freins ?!” cria-t-elle.


- “Je ne les ai sectionné qu'après ton départ de la soirée. Ce n'était pas toi qui était visée. Ce Fullbuster posait beaucoup de questions sur moi et je n'étais pas encore près pour te recevoir. Je voulais que la maison soit propre et meublée. Mais j'ai dû changer mes plans. Je suis désolé de t'avoir brusquée comme cela. Ce type ne restera pas longtemps sur notre chemin !”


Elle dégagea son bras pour le frapper. Elle devait trouver un moyen de protéger Grey ! Il lui bloqua les bras au dessus de la tête, son corps recouvrait le sien. Elle sentit qu'il était en érection. Cette situation l'excitait. Elle arrêta de se débattre. Son coeur tambourinait comme un fou dans sa poitrine. Elle devait se calmer et réfléchir. Ce n'allait pas être facile car il nicha son visage dans son cou et l'embrassa.


- “Je savais que ta peau serait douce, elle sent bon. Je vais la parcourir avec mes doigts et mes lèvres. Tu n'as pas à avoir peur, je te l'ai déjà dit. Je n'ai jamais eu de plainte de la part des femmes”.


Il recommença son cheminement. Lucy s'était raidie. Il commença à détacher son chemisier.


Devait-elle le laisser faire pour qu'il épargne Grey ? Elle laissa ses larmes couler. Il releva la tête pour l'embrasser sur la bouche et il vit son état. Il se redressa et s'énerva.


- “Je n'avais jamais eu à forcer une femme ! Tu vois ce à quoi tu me pousses ?! Je vais te laisser un peu de temps mais tu seras à moi ! C'est vrai qu'il faut que je m'occupe de l'autre. J'ai bien vu comment il me narguait, tout comme Natsu, à se pavaner avec toi. Bon maintenant ils doivent savoir que tu as disparu. Ils doivent se demander qui est derrière ça !”


- “Il y a des caméras de sécurité. Tu as dû être filmé !” dit Lucy en reprenant un peu espoir.


- “Tu rigoles ? Je me suis renseigné avant. Cela fait longtemps que j'ai étudié les plans du manoir et ses accès. Les caméras servent d'illusion. Il n'y a pas d'enregistrement. Ton père n'a pas voulu que l'on voit ses aller-retours. Et le garde devant les moniteurs est un alcolo. Il passe son temps à dormir et à boire”.


Ce ne pouvait être vrai. Grey n'aurait pas laissé passer un tel manquement. Pour son père s'était peut-être vrai mais pas pour Grey.


- “Attends ! Il n'y a rien entre Grey et moi. C'est seulement le garde du corps que mon père a embauché. Il se fait passer pour mon petit-ami pour expliquer sa présence près de moi. Mon père ne voulait pas que ma situation se sache. Tu as raison sur le fait que son image compte plus”.


- “Il ne fait pas que prétendre t'aimer. Il est amoureux de toi. Je l'ai vu sur son visage. Il a la même expression que Natsu ou même moi”.


- “Et bien c'est dommage pour lui mais ce n'est pas réciproque. Je pleure toujours Natsu. Si tu me connais comme tu le dis, tu dois savoir que je n'ai accepté que 2 invitations depuis sa mort. Et ça n'est pas allé plus loin que des diners”, elle espéra qu'il la croit.


Il se rallongea sur elle. Il nicha sa tête dans son cou.


- “Tu vas voir, je te rendrai heureuse. On va avoir une belle vie. On se mariera avec nos amis autour de nous. Ce sera un beau mariage, tu porteras une belle robe blanche et Mira organisera tout. Tu ressembleras à un ange. On meublera cette maison selon tes goûts.  Il y a un grand jardin pour les enfants. Je vois déjà une petite fille qui te ressemble courir après un chiot. J'ai cherché et il y a une bonne école dans les environs, à 10 minutes en voiture. J'aimerai aussi avoir un garçon, avec toi comme mère, je suis sûr qu'il ne risque pas de te trouver au lit avec un homme en rentrant de l'école. Tu ne lui crira pas après en l'accusant de te gêner. Tu ne l'ignoreras pas quand il pleurera. Tu es si douce et si gentille. Je l'ai vu dès notre première rencontre. Je n'étais pas encore assez mature à ce moment-là. Tout aurait peut-être était différent”, murmura Sting en frottant sa joue contre celle de Lucy.


Il continua à parler de la vie qui serait la leur. Il avait fait plein de projets. Elle comprit qu'il n'avait pas toute sa raison pour imaginer qu'il pouvait avoir une vie normale alors qu'il avait tué Natsu. Pour lui ce n'était pas un meurtre mais le destin qui avait choisi. Son enfance y avait été pour beaucoup d'après elle.


Il avait besoin d'aide cependant il n'avait pas hésité à faire du mal pour arriver à son objectif. Elle ne pouvait pas lui pardonner. Elle serra fort les poings et sentit ses ongles entrer dans sa chair. Cette douleur lui rappella de ne pas compatir. Il était allé trop loin !


Il se tut enfin et la fixa. Il allait reprendre la parole quand au dehors il y eut du bruit. Sting sortit de la chambre pour aller voir devant la maison. Il se dirigea vers les vitres qui bordaient la porte d'entrée. Avant qu'il ne l'atteigne, le bois de l'encadrement éclata sous la force du coup que donna Léon.


Sting s'élança vers lui mais il fut stoppé par l'arme que tenait le lieutenant de police. Il leva les bras.


- “Qu'est-ce qu'il se passe ? Vous n'avez pas le droit d'entrer chez les gens comme cela !” s'écria-t-il indigné.


- “On est venu chercher Lucy” intervint Grey qui apparut derrière son frère.


- “Je ne comprends pas. Que viendrait faire Lucy ici ?”


- “Ne fais pas le malin ! On t'a très bien vu la transporter inconsciente ce matin !“ continua le brun en s'avançant, menaçant.


Sting laissa voir un éclat de colère dans ses yeux. Léon passa à côté de lui et commença à fouiller les pièces. Grey fit de même et il tomba sur une porte fermée. Il cogna dessus et appella Lucy.


- “Grey ! Je suis là !” pleura-t-elle.


Elle entendit des coups contre le battant. Le garde du corps apparut. Il n'avait pas hésité à utiliser son épaule pour défoncer la porte. Il s'approcha rapidement et la prit dans ses bras. Elle laissa ses sanglots la submerger. Elle était en sécurité contre lui. Elle le sentit tenter de refermer ses bras sur elle mais son plâtre ne le permettait pas. Elle s'écarta de peur de lui faire mal. Elle avait presque oublié ses blessures.


- “Grey, ton bras ! Tu es fou d'avoir casser la porte”.


- “Ce n'est pas ce petit morceau de bois qui allait m'empêcher de te rejoindre. Lucy, n'a-t-il fait quelque chose ?” demanda-t-il en voyant le chemisier entrouvert.


- “Il a essayé mais il a arrêté quand j'ai commencé à pleurer. Grey, il a tué Natsu ! Et il voulait faire la même chose avec toi !”


- “Il vous l'a dit ?” demanda une voix qu'elle ne connaissait pas.


- “Lucy, voici le lieutenant qui s'occupe de ton dossier. Il te l'a vraiment dit ?” demanda le brun à son tour.


- “Oui. Il a dit qu'il avait trafiqué les bouteilles et qu'il avait laissé le destin juger qui serait le mieux pour moi, qui sortirait vivant. C'est bien de ma faute s'il est mort” dit-elle le visage ravagé.


- “Ce n'est pas ta faute. C'est lui le détraqué !”il la serra de son bras valide.


Il se mit en colère en voyant la chaîne à sa cheville. Le policier partit demander où se trouvait la clé. Sting ne répondit pas. Il demanda son avocat. Cependant il regardait par la vitre de la voiture de police dans laquelle il était menotté. Il cherchait à voir la blonde. Ce fut le cas quand le véhicule démarra. Elle avait été libérée et elle sortait de la maison pour aller vers une ambulance. Il tourna la tête pour la voir jusqu'à ce que la voiture soit trop loin.
Le garde du corps

N'étant pas gravement blessée, Grey monta avec Lucy dans l'ambulance. Elle insista pour dire que ce n'était pas la peine mais le lieutenant insista disant que c'était pour des raisons judiciaires. Il voulait un rapport sur son état de santé. Il lui dit qu'il la rejoindrait pour prendre sa déposition, il devait d'abord donner des ordres pour l'inspection de la maison.


Grey tint la main de la jeune femme tout le long. Il l'accompagna également quand elle fut mise dans un box pour être examinée. Les résultats ne montrèrent rien d'alarmant, elle eut juste un bandage sur la cheville qui avait été entravé par les chaînes. Elle fut ensuite autorisée à rentrer chez elle. Comme l'examen n'avait pas duré longtemps et qu'elle ne voulait pas rester pour attendre le lieutenant, Léon qui les avait accompagné, appella l'homme pour lui demander de venir au manoir.


Ils arrivèrent en même temps. Ils s'intallèrent dans le salon. Le lieutenant sortit un calpin pour tout noter. Lucy devra aller au commissariat pour la signer quand elle serait tapée.


- “Vous avez dit que Sting Eucliff vous avez avoué avoir saboté les bouteilles de son équipement et celles de Natsu Dragneel, votre fiancé, pour ensuite entrer dans une maison en flamme et laisser les destin choisir qui en ressortirait, c'est ça ?”


- “Oui. Il n'a pas l'impression d'avoir commis un meurtre”.


Lucy continua en révélant ce que le blond lui avait dit. Grey s'énerva plusieurs fois. Il lui fut demander de sortir, Léon l'accompagna.


- “Non mais qu'est-ce qu'il lui prend de me donner ces ordres ?”


- “Il ne nous a pas inculpé pour effraction, nous lui devons bien ça !” répondit le blanc.


- “Mais Lucy...”


- “Elle est forte. En plus ça doit être plus facile pour elle que tu ne sois pas là. D'ailleurs il fallait que je te parle sans sa présence. J'ai eu son père au téléphone pour le prévenir. Il  a dit qu'il viendrait comme prévu après ses négociation. Il a demandé à ce que nous parlions pas à la presse. Il  est plus préoccupé par ce que l'on dira de cette affaire que par l'état de sa fille !” s'écria Léon.


La porte s'ouvrit. Lucy apparut. Elle avait entendu ce qu'il venait de dire. Il tenta de tempérer.


- “Ne t'inquiète pas Léon, je suis habituiée. Cela fait longtemps qu'il n'a pas eu de réaction comme un vrai père. C'est une des chose que Sting et moi avons en commun et qui lui a fait penser que nous pourrions être heureux ensemble. Il dit que nous sommes pratiquement pareils. Maintenant que j'y pense, il vantait ses qualités de séducteur mais quand il parlait du lui de tous les jours, il semblait ne pas se juger digne”.


- “Tu ne vas pas le plaindre tout de même !” s'écria Grey.


- “Non. Je dis juste ce que je pense de lui”.


- “Quoi qu'il arrive, il a été pris sur le fait. Il sera jugé. Merci mademoiselle Heartfilia. Si vous pouviez passer cette après-midi pour signer votre déposition, ce sera parfait. Fullbuster, Bastia, je ne pense pas que les Eucliff risquent de porter plainte pour effraction mais ça ne veut pas dire que vous pouvez le faire à votre guise !” les avertit-til.


Il partit et fut raccompagné par Léon, laissant les deux blessés ensembles.


- “Ca a été ? Il n'a pas été trop brusque avec toi ?” s'inquiéta Grey.


- “Non, il a été gentil. Je suis désolée Grey, j'aurai vraiment dû t'écouter. Je pensais le connaître mieux que toi. J'ai pensé que tu étais jaloux. Je ne me pensais pas aussi...”


- “Tu avais en partie raison. Je me suis d'abord méfié de lui car il semblait proche de toi”.


Ils ne dirent plus rien et se regardèrent. Lucy se triturait les mains nerveusement. Ils ouvrirent la bouche en même temps.


- “Tu...” commença lucy.


- “Il va... Après toi”, dit Grey.


- “Tu as fini ta mission maintenant. Qu'est-ce que tu vas faire ?”


- “Je vais faire un rapport à ton père et ensuite il va falloir que j'aille au siège de mon entreprise”.


- “J'ai pensé à prendre ma liberté. Je vais acheter un appartement, pas loin de mon bureau si possible. Je ne peux plus rester au manoir. Pendant que j'étais là-bas, j'ai su que Sting avait en partie raison. Il faut que je m'affranchise complètement. Et donc je me disais que tu pourrais prendre des vacances pour ta convalescence. Tu peux venir habiter avec moi quelques temps. Je t'aiderai autant que possible par rapport à ton bras. Et on pourrait apprendre à mieux se connaître” proposa timidement la blonde.  


- “C'est vraiment tentant. Mais j'ai des demandes de missions qui ont été mise en attente et qui doivent être lues. Je vais surement me contenter de la paperasse pendant mon repos forcé. Certaines ont été repoussées depuis trop longtemps, Lucy”, dit-il devant son visage déçu.


- “Je comprends” sourit-elle faussement.


Elle prétendit être fatiguée et elle alla dans sa chambre.  


- “Tu aurais pu intervenir au lieu de rester dans ton coin !” s'exclama Grey à son frère.


- “Je ne voulais pas déranger et je ne pensais pas que la conversation tournerait dans ce sens. Il te prend quoi ? Je sais très bien que tu voudrais rester avec elle !”


- “Je n'ai pas su la protéger. J'étais dans mon lit alors qu'elle se faisait kidnapper ! Comment je pourrai veiller sur elle ?”


- “Elle ne te demande pas d'être son garde du corps mais son petit ami. Cela a dû être difficile pour elle de faire cette demande et tu l'as repoussé. Si elle change d'avis et ne veut plus de toi, tu n'auras qu'à t'en prendre à toi !” et il partit.


Léon avait raison cependant il n'arrivait pas à ne pas penser à sa sécurité. Que se passerait-il quand il serait en mission pour peut-être plusieurs semaines ? Et sa société se trouvait dans une autre région. Ils ne pourraient pas ce voir souvent. Il n'avait pas réfléchi à son couple avec Lucy car il ne pensait pas avoir une chance de se déclarer ni même que son amour soit réciproque. Maintenant il ne savait plus trop quoi faire. Il partit dans sa chambre. Il décida de ne pas prendre son repas. Il prit ses comprimés anti-douleur et s'endormit. Il savait que Léon serait là pour prendre soin de la blonde surtout que le danger n'était plus là.
Le garde du corps

Lucy regardait la pièce qui venait d'être aménagée. Son nouvel appartement lui plaisait beaucoup. Un nouveau départ, pour une nouvelle vie. Quand elle se l'était imaginée, elle pensait que Grey en ferait partie.


Il était parti avec Léon 3 jours après l'arrestation de Sting. Il était resté jusqu'à ce que le juge refuse la mise en liberté sous caution. Ainsi il sera incarcéré jusqu'au procès.


Elle avait pris la décision de se prendre en main malgré son coeur brisé. Celui-ci lui faisait tout de même moins mal que la perte de Natsu qui était irrémédiable. Elle ne devait pas compter sur un homme pour son bonheur, c'était sa nouvelle résolution. Il lui avait tout de même fallu près d'un mois pour se décider et un de plus pour trouver son appartement.


Elle prit son sac et sortit. Elle habitait un duplex à 10 minutes à pieds de son bureau. Elle avait voulu y transférer son entreprise vue qu'il y avait la place mais Mira n'avait pas été d'accord.


- “Tu dois séparer ta vie privée de ta vie professionnelle ! Car tu vas bien avoir une vie privée, n'est-ce pas ?! Il y a d'autres hommes dans cette ville et dans ce pays dont tu pourrais tomber amoureuse”.


- “Tu sais bien qu'être amoureuse n'est pas suffisant. Il faut que nos vie soit compatibles”, avait-elle dit en connaissance de cause.


- “L'histoire avec Grey est un mauvais exemple, c'est tout !” s'était exclamée la blanche.


Lucy avait depuis refusé plusieurs rendez-vous arrangés par cette entremetteuse de Mira. Il lui fallait un peu plus de temps pour passer à autre chose. Elle avait lu des magazines féminins, laissés bien sûr inopinément par des clientes, et parlant de rencontres. Une page de l'un d'eux avait été cornée, il y avait un article sur les amours après un deuil. Il était noté que la première personne après ce genre d'évènement n'était pas forcément un nouvel grand amour mais un amour pansement pour soigner la solitude de la perte et ainsi passer sans culpabilité à une relation.  


Pouvait-elle considérer les quelques semaines passé avec Grey comme cela ? Elle arriva à son bureau. La porte était déjà ouverte. C'était rare que Mira soit en poste avant elle.


- “Mira, c'est un miracle que tu sois déjà là ! Il va pleuvoir aujourd'hui ?” rit-elle.


Elle ne trouva pas son associée mais une autre personne assise dans le salon pour recevoir les clients.


- “Qu'est-ce que tu fais là ? Ah oui, tu es revenu pour le procès.  Je vois que tu vas bien Grey”.


- “Oui, je vais bien merci. Et je ne suis pas là pour le procès. Enfin si mais pas seulement. Je voulais te voir” affirma-t-il en se redressant de son siège.


- “Eh bien, tu m'as vu. Maintenant excuse-moi, j'ai du travail. Un client ne devrait pas tarder”.


- “Mira est déjà partie le rejoindre. Il ne viendra pas”.


Lucy n'apprécia pas beaucoup ce guet-apens. Elle alla s'asseoir à son bureau. Elle ferma la porte derrière elle, voulant lui faire comprendre de partir. Cela ne marcha pas. Il entra sans frapper et s'assit en face d'elle.


- “Tu veux quelque chose ? Je ne pense pas que ce soit ma compagnie que tu désires, alors ?”, elle s'en voulu d'avoir parlé aussi hargneusement.


Elle aurait voulu êtere calme pour lui montrer que son départ et les quelques jours de silence avant ne l'avaient pas touchés. Il eut le toupet de sourire !


- “Tu n'arrives toujours pas à cerner les gens. Il va falloir que je t'apprenne. Avec quelqu'un comme toi, c'est trop facile de te duper !”


- “Tu en es une des preuves, c'est vrai. J'avais oublié que je devais aller voir un local pour une réception. Si tu veux bien m'excuser. On se reverra au procès !” elle lui montra la porte et elle prit son sac.


Elle ferma l'entrée de son entreprise. En se retournant, elle vit qu'il était appuyé sur le capot d'une voiture garée pas loin. Elle prit la direction inverse. Elle entendit des pas derrière elle.


- “Tu compte vraiment me suivre ? Je te signale que ton job de garde du corps est fini ! A moins que tu ais décidé de passer de l'autre côté et de devenir un stalker ?!”, elle voulait l'énerver.


Il rit sans en prendre ombrage et il continua de la suivre.


- “Bon, qu'est-ce qu'il y a ?!!” s'était elle qui s'énervait.


- “Il me semble t'avoir dit que j'étais venu pour toi” répondit-il tranquillement.


- “Non, tu as dit que tu voulais me voir, pas que tu étais venu pour. Et comme je te l'ai dit, tu m'as vu. Au revoir !”


- “Tu m'as manqué Lucy. Plus que je ne le croyais”.


- “Et bien tant pis. Tu as voulu passer ta convalescence chez toi et tu as dit que tu étais occupé. Ce devait être le cas car tu n'as même pas eu le temps de passer un seul coup de téléphone”.


- “Si je te parlais, je savais que j'aurai craqué”.


- “Et c'était si important de ne pas craquer et d'ainsi rester loin de moi. Tu devrais faire attention à ce que tu dis Grey. Que se soit les déclarations que tu ne penses pas comme les excuses !”


Elle entra dans les toilettes publiques. Il y avait 2 femmes qui se lavaient les mains.


- “Excusez-moi. Il y a devant un homme qui est mon ex. Il est pas méchant mais il vzeut discuter alors que je ne suis pas totalement remise de notre rupture. Vous voulez bien détourner son attention quelques minutes le temps que je m'éloigne ? C'est le beau brun devant”.


L'une d'elle regarda discrètement et elle rougit.


- “Vous êtes sûre qu'il ne vous intéresse plus ? Il est canon !”


- “Oui”.


Les deux jeunes femmes sortirent et commencèrent à parler à Grey. Lucy surveillait le bon moment pour sortir. L'une d'elle le prit par le bras et lui montra un bar pas loin. Elle l'invita à prendre un verre avec elles. Lucy rasa le mur et passa rapidement. Heureusement aujourd'hui elle avait mis des talons compensés, ses chaussures étaient donc assez dicrète pour s'enfuir. Elle souffla à quelques rues.


- “C'était très amusant cette petite course poursuite” dit une voix masculine trop bien connue.


- “Tu n'as pas les compétences pour m'échapper. Et c'est méchant !” ajouta-t-il.


Pourquoi il ne la lâchait pas alors qu'il faisait tout pour ne pas la voir il y a quelques mois ?! Elle sentit monter en elle la colère qu'elle n'avait pas pu lui jeter à la figure.


- “Ca m'est complètement égal ! Je n'ai peut-être pas les compétences pour t'échapper mais cela devrait te faire comprendre que je ne veux pas te voir ni te parler ! Maintenant c'est plus clair ?!!”


- “Je t'aime Lucy. Depuis la première fois où je t'ai vu sur cette fameuse vidéo, mon coeur ne m'a plus appartenu”.


- “Tu es bien romantique pour un homme qui est parti sans un mot”.


- “Je t'ai prévenu que je devais rentrer régler des choses”.


- “Je ne parle pas de ça ! Tu es parti sans que l'on ait parlé de notre relation ! C'était la moindre  des choses après ce que l'on a vécu ! Pardon. Je crois qu'il faut tourner la page sur cette histoire. D'ailleurs j'ai eu plusieurs propositions de rendez-vous et j'ai réalisé que ce qu'il y avait entre nous était une sorte d'amour pansement. Je suis guérie d mon chagrin d'avoir perdu Natsu. Je peux passer à une autre relation. Alors merci pour ça”, elle avança pour lui serrer la mainen remericement.


Grey ne le prit pas bien. Il serra les poings et lui attrapa la main pour l'atiitrer à lui et l'embrasser. Ils étaient en pleine rue cependant cela ne sembla pas le gêner. Ils s'écartèrent après une minute de baiser réciproque. Elle n'vait pas résistée et avait répondu aux lèvres masculines.  


- “Je le répète, je t'aime et je ne compte plus te laisser. Il m'a fallu plus de temps que prévu mais j'ai réussi. J'ai déplacée ma société ici. J'ai les nouveaux locaux, des contrats sur plusieurs mois pour avoir les fonds pour embaucher d'autres gardes du corps. Léon va faire équipe avec un ami de l'armée. Quant à moi, je vais donner des conseils de sécurité et gérer la société. Il sera plus facile d'avoir une relation de couple si je ne pars pas plusieurs semaines en missions. Il y aura juste quelques jours pour examiner les société à conseiller”.


- “Tu...”


- “Je ne voulais pas te donner de faux espoir. J'ai plusieurs employés et je ne voulais pas les renvoyer. Il fallait donc que je pense à eux aussi. Je ne savais pas si la société survivrait à sa relocalisation. Heureusement nos clients ne nous ont pas lâché”.


Alors pendant qu'elle se morfondait et l'accusait de tout, il cherchait une façon d'être avec elle. Elle ne savait plus quoi dire. Alors elle attaqua.


- “Ce que tu peux être arrogant en pensant que me dire cela changera quelque chose !”


Il continua à sourire. Elle le trouva trop beau pour sa santé mentale. Il savait qu'il avait touché juste. Elle n'aimait pas cette partie arrogante... Non, c'était faux mais elle ne le reconnaîtrait pas, jamais !


- “Bon et si on retournait à ton bureau au cas où il y aurait des clients qui viendraient ?” proposa Grey


- “Aurais-tu oublié ce que je t'ai dit sur la visite que je devais faire ?!”


- “Ce n'était pas juste une excuse pour ne pas être enfermé avec moi dans ton bureau sans rien à faire ?” sourit-il encore.


- “Non, ce n'était pas une excuse ! Tu crois vraiment que tu as tellement d'emprise et d'importance pour que je dise un mensonge ?”


- “Pardon si je me suis trompé. Nous y allons alors ?”


- “Où ?” demanda la blonde perdue.


- “Et bien à ta visite. Je n'ai rien à faire aujourd'hui. Je peux aussi bien t'accompagner” et il haussa les épaules, les mains dans ses poches.


Lucy se retourna et reprit son chemin ne prenant pas en compte la présence de cet homme horripilant. Il fallait qu'elle prenne un peu d'avance sur lui. Sinon, il risquait de découvrir qu'elle ne devait faire cette visite de plus tard dans la matinée. Il avait raison, elle avait voulu fuir ce tête-à-tête. Elle accéléra. Il la suivi sans difficulté. Elle commença à s'essoufler. Il devait faire plus d'exercices physiques !


- “Bon je vais voir le responsable, tu peux m'attendre ici”.


- “Je peux venir avec toi...”


- “Je suis ici pour mon travail. J'ai rendez-vous seule avec monsieur Harada”.


Elle s'éloigna en soufflant un peu. Elle s'annonça à l'accueil.


- “Il me semblait que vous n'aviez rendez-vous que dans 2 heures ?” dit la réceptionniste.


La jeune femme rougit en regardant par dessus l'épaule de Lucy. Celle-ci savait qui faisait ce genre d'effet aux femmes. Elle se tourna pour faire face à Grey et voir la comissération sur son visage. Elle avait raison !


- “Pouvez-vous nous annoncer tout de même ?”, demanda-t-il à la femme sous son charme.


Elle battit des cils et elle répondit à la demande du brun. Ils s'éloignèrent et attendirent sur les fauteuils prévus.


- “C'est bon ! Dis ce que tu veux” laissa sortir Lucy à bout, attendant une réflexion sur son mensonge.


- “Non, pas maintenant. Tu as dit que tu étais en train de travailler. On discutera plus tard”.


Lucy savait qu'elle ne tiendrait pas longtemps avec cette pression. Elle risquait de craquer nerveusement mais surtout de lui pardonner. Et elle ne le voulait pas, enfin pas tout de suite. Il l'avait laissé sans aucunes nouvelles pendant tous ces mois !


La visite se passa tranquillement. Le lieu conviendrait parfaitement à ses clients. Elle réserva après un petit marchandage sur le prix. A la sortie, elle vit qu'elle avait eu un message de ce Judas de Mira. Elle était sûre qu'elle savait quelque chose sur la présence de Grey ! Elle ne la rappella pas car ils étaient sur le chemin du retour. Il se fit en silence.


Grey avait décidé de ne pas trop pousser. Il savait qu'il ne se ferait pas pardonner aussi facilement. Ce caractère fort était un point en plus qu'il aimait en elle. Ils arrivèrent au bureau au moment où Mira était plongée dans un dossier, elle releva la tête à leur entrée. Les feuilles qu'elle avait en main lui échappèrent quand elle rencontra le regard furibond de son associée.


- “Euh, je t'ai appelé car je voulais te demander si je devais m'occuper de la visite de 11 heure ? Que... Quoi...?”, bafouilla-t-elle alors que Lucy partait s'enfermer dans son bureau.


- “Elle ne voulait pas rester avec moi alors elle a menti sur la visite. Elle s'y est déjà présentée. Très en avance. Je crois que tu vas devoir donner des explications sur ma présence et ton absence de ce matin” expliqua Grey amusé.  


Mira perdit un peu de ses couleurs. Elle avait rarement vu Lucy aussi en colère mais les rares fois, cela l'avait marqué. Elle hésita puis décida de la rejoindre et de recevoir son châtiment.


Grey étant resté seul, il alla s'asseoir sur le canapé des clients. Il devrait dire à Lucy de faire insonoriser son bureau. Il n'avait aucun mal à entendre une partie de la dispute. Mira en ressortie les joues en feu 10 minutes plus tard.


- “Alors ?” demanda le garde du corps.


- “Je vais m'occuper du dossier Kiko toute seule”.


- “Tu t'en ais bien sortie alors. Elle ne t'en veux pas...”


- “Tu rigoles ?!! C'est le pire dossier. La cliente est une ... de première !! Ca va être l'enfer ! Ce que j'ai fait ne mérite pas cette punition !!!!”


- “Au contraire !” s'exclama Lucy qui partit vers la porte d'entrée.


- “Tu vas où ?”, demanda la blanche.


- “Madame Ikuyoshi veut me voir. J'y vais. Non, tu ne m'accompagnes pas ! C'est pour un mariage et je la rejoins lors d'un essayage”.


Elle prit un dossier sur une étagère derrière le bureau de Mira et elle s'en alla. Elle décida d'aller prendre son déjeuner dans un petit restaurant qu'elle connaissait. Le rendez-vous avait duré plus longtemps que prévu. Il était l'heure de déjeuner. Elle put réfléchir calmement au retour de Grey. Elle choisit de le faire un peu “mariner” avant de lui pardonner. Elle l'aimait encore. Toutes les dénégations qu'elle avait dit et redit n'étaient que pour se protéger. Elle avait vraiment souffert. Elle le ferait...


Une sirène de pompier se fit entendre. Un camion d'intervention passa rapidement devant elle. Elle se figea. Son coeur était comme comprimé. Elle demanda l'addition, paya et elle partit pratiquement en courant vers son entreprise. Il n'était pas fermé ce qui voulait dire que Mira était restée déjeuner. Elle ne vit pas son amie mais Grey était assis à la même place où elle l'avait laissé et il mangeait un sandwich. Elle se précipita vers lui et se jeta à son cou.


- “Euh, ce n'est pas que...” il ne termina pas sa phrase.


Il sentit les larmes de la jeunes femme couler le long de sa joue.


- “Il s'est passé quelque chose Lucy ?! Tu es blessée ! “s'inquiéta-t-il.


Elle fit non de la tête mais resta collé à lui. Il frotta doucement son dos ne sachant pas quoi faire d'autre en attendant qu'elle s'explique. Elle le fit peu après.


- “Un camion de pompier est passé devant moi pendant que je prenais mon déjeuner”.


- “Et cela t'a rappelé Natsu. Je comprends qu'il te manque Lucy” dit-il avec un pincement au coeur.


Il savait pourtant qu'il ne pourrait jamais avoir une place aussi grande que son ami dans le coeur de la femme qu'il aimait. Surtout avec ces derniers mois.  


- “Je t'aime Grey ! Je veux que l'on oublie tous ces mois l'un sans l'autre et que l'on essaye de voir où une histoire entre nous pourrait mener. Tu es d'accord ?” demanda-t-elle en hoquetant.


- “Je t'aime aussi. Et s'il ne tenait qu'à moi, je sais déjà où elle nous mènera. J'ai pour projet de t'épouser et de vivre jusqu'à la fin de ma vie avec toi. Mais tu as raison, commençons doucement. Je suis heureux de cette décision mais pourquoi ? Ce matin tu n'étais pas vraiment...”


- “En voyant ce camion, j'ai réalisé que la vie pouvait nous prendre ceux qu'on aime sans prévenir et du jour au lendemain. Je ne veux pas perdre de temps juste à cause de mon mauvais caractère. Je veux être avec toi et c'est tout”.


Ils s'embrassèrent. Mira les trouva enlacés sur le canapé. Grey avait lâché son sandwich sur le tapis et Lucy était assise à califourchon sur lui. Mira dut tousser pour qu'ils se séparent.


- “Je vois que tout c'est arrangé. Je suis donc pardonnée aussi ?” demanda-t-elle timidement.


- “Oui. Mais pas question de changer quoi que se soit pour le dossier Kiko !”


- “Ce n'est pas juste !! “ elle souriait en disant cela.


Mira était heureuse pour son amie. Elle avait retrouvée l'amour. En tout cas elle espérait que Grey garderait pour lui le fait qu'elle le renseignait sur Lucy pendant son absence. Elle lui avait même dit que s'il ne se dépêchait pas elle présenterait de bons partis à Lucy et pas ces hommes qu'elle savait ne pas l'intéressaient.
Le garde du corps

6 mois plus tard, Sting fut jugé coupable de meurtre et d'enlèvement. Il allait cependant passer les 20 ans non pas en prison mais dans un établissement psychiatrique. Lucy et Grey furent en partis satisfait. Le jeune homme ne pourrait pas sortir avant 15 ans minimum même s'il était jugé guéri. C'était son dernier éclat en plein tribunal qui avait décidé le juge de cette peine de sûreté.


Il avait craqué quand il avait vu le ventre rebondi de Lucy. Il avait essayé de sortir du box pour sauter au cou de Grey qui tenait la main de la jeune femme.


- “Tu ne la mérite pas !!! Lucy est mon ame soeur ! Lucy tu ne seras jamais heureuse sans moi ! Le destin m'a choisi ! Sinon je serais mort à la place de Natsu ! Il faudrait que l'on fasse pareil avec lui” cria-t-il en montrant le brun du doigt.


Lucy avait posait sa main sur son ventre comme pour protéger son enfant de cette folie. Elle se mit à pleurer silencieusement. Elle voulait rester dans la salle pour connaître le jugement.
Le garde du corps

Il fallut 4 autres mois pour que le petit Nathan Fullbuster vienne au monde. Ses parents étaient en admiration devant ce petit être qui était la preuve de leur amour. Mais surtout la preuve que les contraceptifs ne fonctionnaient pas à 100%.


Il avait été conçu lors d'un week-end marquant le retour de Grey d'une estimation de sécurité qui avait duré 3 semaines. Ils avaient passé 2 jours sans quitter leur chambre.


Grey s'était installé avec Lucy tout de suite après leur réconciliation. Il avait dû repartir peu après pour cette fameuse mission. C'était d'ailleurs un week-end à marquer d'une pierre blanche car il avait fait sa demande en mariage et qu'elle avait accepté sans hésitation.


Ils avaient sû pour le bébé 1 mois après et ils décidèrent de se marier avant que la grossesse ne se voit trop. Mira s'occupa de tout avec énergie et joie. Avec un délai de 2 mois, elle se mit presque tous leurs fournisseurs habituels à dos, tellement elle fit pression sur eux. Elle disait qu'elle ne voulait pas que le mariage de sa meilleure amie soit baclé et qu'il fallait qu'il soit merveilleux. Lucy essaya de la temporiser. Elle abandonna face à un argument.


- “Lucy ! Que vont penser nos clients si celle qui doit s'occuper de leur mariage ne peut pas gérer le sien. En plus si vous êtes d'accord, on pourrait utiliser les photos du mariage comme pub de ce que l'on peut faire en peu de temps”.


C'est ainsi que les photos de leur bonheur à Grey et Lucy firent la couverture d'un magazine de mariage.  

Le garde du corps

Tags : OS Grey x Lucy - le garde du corps

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Comments :

  • fairy-althea

    22/09/2017

    LucyGray-NamiZoro wrote: "c'était excellent! j'ai adoré l'histoire même si c'est triste pour Natsu. Tu as vraiment bien écrit, les sentiments de Lucy qui évoluent sont bien retranscrit. Il y a pas mal de suspense même si à force j'avais des doutes sur Sting. La relation de Mira et Luxus m'a beaucoup plu aussi. Mais le principal, c'est que Grey et Lucy soient ensemble. En clair, superbe histoire, merci :D"

    Je sais que j'ai trop donné de suspicion sur Sting. Quant à ce pauvre Natsu, il a été le celui qui a perdu à la courte paille du défunt fiancé (j'avais hésité avec Loki). Je suis contente d'avoir réussie à retranscrire les émotions ^^
    Merci

  • LucyGray-NamiZoro

    22/09/2017

    c'était excellent! j'ai adoré l'histoire même si c'est triste pour Natsu. Tu as vraiment bien écrit, les sentiments de Lucy qui évoluent sont bien retranscrit. Il y a pas mal de suspense même si à force j'avais des doutes sur Sting. La relation de Mira et Luxus m'a beaucoup plu aussi. Mais le principal, c'est que Grey et Lucy soient ensemble. En clair, superbe histoire, merci :D

  • fairy-althea

    06/12/2016

    Fairy-lovers20 wrote: "C'était juste génial ! J'ai adoré la façon dont Grey est tombé amoureux de Lucy ! C'est vraiment trop mignon !! ^_^"

    Merci ^^

  • Fairy-lovers20

    05/12/2016

    C'était juste génial ! J'ai adoré la façon dont Grey est tombé amoureux de Lucy ! C'est vraiment trop mignon !! ^_^

  • fairy-althea

    23/07/2016

    La-Plume-Bleue wrote: "C'était génial, la folie de Sting, l'amour de Natsu et de Grey pour Lucy ressorte vraiment bien.. Sting m'a fait un peu de peine.. J'ai adoré !!"

    Je ne voulais pas que Sting soit trop méchant, juste un peu déséquilibré. Quant à l'amour, tant mieux c'est ce que j'espérais ^^
    Merci beaucoup ^^

  • La-Plume-Bleue

    23/07/2016

    C'était génial, la folie de Sting, l'amour de Natsu et de Grey pour Lucy ressorte vraiment bien.. Sting m'a fait un peu de peine.. J'ai adoré !!

  • PrincessMaya

    17/05/2016

    J'adore 😍

  • fairy-althea

    01/05/2016

    love-greylu-forever wrote: "je ne sais pas trop encore mais j'hésite avec one pièce et sword art online voire les deux ça pourrait être marrant "

    Ce sont des univers très différents mais pourquoi pas ^^

  • love-greylu-forever

    01/05/2016

    je ne sais pas trop encore mais j'hésite avec one pièce et sword art online voire les deux ça pourrait être marrant

  • fairy-althea

    01/05/2016

    love-greylu-forever wrote: "j'ai adoré c'est un superbe os j'était littéralement plongé dans l'histoire. En plus ça ma inspire une nouvelle histoire je crois que ce sera un crossover."

    Merci ^^
    Et tant mieux si ça t'a inspiré ^^
    Un crossover avec ?

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